Ce n'est pas qu'il ne faille pas nous inspirer des autres... Mais il faut le faire correctement !
Ma critique sur la politique de notre gouvernement en matière d'encouragement de nos exportations ne porte pas sur le principe de regarder ailleurs ce qui se passe et,
le cas échéant, de s'en inspirer.
Mais plutôt sur la méthode. Quand tu montres la lune avec ton doigt et que ton voisin regarde le bout de ton doigt, il passe à côté de la question.
Si notre pays veut prendre quelques idées sur le système industriel allemand, ce n'est pas en encourageant la création d'entreprises de mêmes tailles qui, pour survivre, sont inéluctablement
conduites à s'intéresser au reste du monde. Mais bien en s'intéressant aux produits qu'elles fabriquent et qui correspondent à une demande croissante dans le monde " nouveau" des affaires :
Brésil, Inde et Chine notamment.
Ceux-ci bien repérés, il conviendrait alors d'asseoir une politique d'encouragement aux exportations en donnnant une forte impulsion aux reconversions industrielles en sorte que nos sociétés
reconverties se placent bien sur les marchés porteurs s'appuyant à la fois sur les compétences professionnelles de leurs ouvriers, agents et cadres et sur les produits et technologies dont
la demande et forte et le demeurera pendant plusieurs décennies.
Mais qui procède à ces analyses ?
Le Plan - qui a réellement permis de relever la France pendant les "30 Glorieuses" - a été supprimé. Il procédait à de telles analyses et savait croiser "compétences" et "besoins" pour proposer
des mesures permettant d'impulser un avenir à chaque région ou pôle industriel.
A l'heure où la désétatisation s'accélère, qui pourrait faire ce travail préalable aux bonnes décisions ?
Bien à toutes et tous.
Mon parcours professionnel m'a conduit, depuis 1960, dans de nombreux pays étrangers, en
mission ou en séjour.