Pour ce faire, utiliser toutes les possiblités du nouveau logiciel statistique du MAE et mettre en oeuvre quelques autres
recommandations fortes...
L'étude consacrée par le Conseil économique et social au sujet de nos entreprises (hors filiales de groupe français) à l'étranger propose diverses recommandations que
je reformule comme suit aujourd'hui :
1) inciter nos compatirotes créatrices et créateurs à l'étranger à procéder à leur enregistrement au consulat le plus proche ;
2) améliorer le décret n° 2003-1377
du 31 décembre 2003 relatif à l’inscription au registre des Français établis hors de France en prévoyant :
* de réelles incitations à s'enregistrer même sans avoir particulièrement besoin d'effectuer une formalité administrative rendant l'enregistrement automatique ;
* une mise à jour annuelle également automatique par l'envoi aux intéressés d'une copie des données de leur enregistrement à confirmer ou modifier par retour ;
* d'utiliser toutes les possiblités du nouveau logiciel statistique lié à l'enregistrement pour y inclure et en tirer légalement des données relatives aux compatriotes à leur propre compte dans
chaque circonscription consulaire ;
* de transmette chaque année ces données à la Mission économique locale aux fins de mise à jour d'un annuaire annuel concernant nos créatrices et créateurs ;
3) réviser les textes portant attributions et organisation de nos Missions économiques à l'étranger en retenant :
* de leur attribuer - entre autres missions - celle d'éditer et de mettre à jour annuellement un annuaire des créatrices et créateurs dans leur pays d'accueil présentant sucinctement leurs
affaires et leur coordonnées professionnelles (avec plusieurs clés d'accès : secteur économique, localité, etc.) ;
* de mettre cet annuaire gratuitement ou contre un somme symbolique - sous forme de tableur informatique sur CD-Rom ou autre support pratique approprié - à la disposition des visiteurs
de nos consulats et de quiconque le demande à nos Missions :
4) compléter ce système visant à une meilleure connaissance
de nos compatirotes créateurs à l'étranger par :
* de véritables recensements périodiques et des enquêtes thématiques ciblées et
régulièrement renouvelées qui permettront de bien connaître ce réseau d'entrepreneurs créateurs français à l’étranger ;
* la mise à disposition des chambres de commerce et d’industrie françaises locales du répertoire
annuel établi par nos Missions économiques pour qu’elles puissent entrer en relation avec les entreprises « hors groupe » qui sont des relais possibles pour l’attractivité de la France
;
* organiser une fois tous les cinq ans pour le monde entier ou une fois par an en
rotation pour chaque continent - ou selon toute autre formule appropriée -, de véritables enquêtes socio-économiques sur ces créateurs et les entreprises qu’ils font fonctionner.
Chères amies, chers amis, si vous soutenez ce projet visant à une meilleure connaissance de nos compatriotes créateurs à l'étranger, faites-vous les propagandistes
de ces idées chaque fois que vous le pouvez.
Bien à vous.
Mon parcours professionnel m'a conduit, depuis 1960, dans de nombreux pays étrangers, en
mission ou en séjour.