"Le service public d'aide aux entreprises françaises à l'étranger : un "modèle" pour l'administration ?
Tel était le sous-titre de la Conférence organisée dans le cadre d'un projet éducatif collectif par des étudiants de l'Institut des Sciences politiques de la rue Saint-Guillaume.
Il s'agissait plus d'une "table-ronde" que d'une conférence. Au cours de celle-ci la parole, heureusement introduite et distribuée par Claude Fouquet, journaliste (Les Echos), a circulée de Michel Boivin - responsable des réseaux d'expertise et de veille internationales de la Direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE) - à Louis-Michel Morris - DG d'UBIFRANCE (qui regroupe diverses structures publiques antérieures : CFCE, ACTIM... d'appui au commerce extérieur) - en passant par Eric DAVID - numéro 2 de notre Mission économique (ME) à Berlin -, pour aller à ... (désolé, je n'ai pu noter son nom et sa fonction) - conseiller du commerce extérieur français (CCE) -.
Après quoi, Claude Fouquet a "titillé" trois chefs d'entreprises sur la qualité des services rendus par notre réseau français de veille économique : Irvin Payet - de la société Asterwind (bateaux de loisir et de compétition) -, Tristant Cotté de la société ABK6 (nouvelle marque de Cognac en plein développement à l'export) - et Laurent Gampel - de la société Altavia (communication au service de la vente) -.
Les interventions des uns et des autres n'ont pas manqué d'intéresser les étudiants de Sc. Po présents.
La mienne a consisté à souligner que les créatrices et créateurs à l'étranger, comme je le craignais, étaient anormalement absents du débat : aucun d'eux parmi les chefs d'entreprises-témoins, très faible présence dans la presse économique, peu d'intérêt porté par la DGTPE et ses ME à leur présence et à leur action à l'étranger, sous-représentation "énorme" au sien des CCE (en général et des créatrices en particulier)...
Et pourtant, ma conviction est que - pour peu qu'ils soient mobilisés pour apporter leur participation aux indispensables réseaux d'information et d'échanges mis en place par la DGTPE -, ils pourraient très largement contribuer à une meilleure et pertinente information de notre réseau public de veille stratégique et économique à l'étranger.
La graine semée germera-t-elle ?
Je le souhaite vivement.
Mon parcours professionnel m'a conduit, depuis 1960, dans de nombreux pays étrangers, en
mission ou en séjour.