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CREATRICES ET CREATEURS D'ENTREPRISES A L'ETRANGER

520 - Créateur au BRESIL (4)

29 Juin 2007, 22:01pm

Publié par gerardja

Dernière rencontre de Sylvain à Sao-Paulo : Alain, l'avocat...

Il y a 11 ans, Sylvain soutient son docteur en droit international des affaires. Auparavant, il est né en Italie, a été élève aux Lycées français de... Sao Paulo puis d'Athènes. Un habitué de l'étranger qui a toujours de la famille au Brésil.

Comme beaucoup d'autres créatrices et créateurs à l'étranger, il cumule de nombreux formations : une licence, deux DEA, un doctorat + l'Institut Européen des Hautes Etudes Internationales.

Il démarre un carrière d'avocat et continue ses cours à l'Université, commencés après son DEA. C'est alors que ses contacts au Brésil lui propose d'assurer un mois de cours par an à l'Université de droit de Sao Paulo.

Cela comble ses voeux... et lui permet d'être repéré par un cabinet brésilien qui manque de francophones pour cette partie de sa clientèle. Il y a 10 ans, Sylvain accepte cette nouvelle carrière. Il travaille donc quatre années pour ce cabinet tout en suivant le parcours complexe de validation de son titre au Brésil.

Autorisé alors à exercer ce métier à son propre compte, il s'implante. L'affaire se développe au fil du temps. Il a aujourd'hui, six ans plus tard, six employés et quatre collaborateurs, tous avocates ou avocats.

Contrairement aux autres créateurs rencontrés par Sylvain, la création de son cabinet n'a pas été facile. Il en parle ici :
http://entrepreneursfrancais.zumablog.com/index.php?sujet_id=5590

Il y donne également ses conseils pour nos compatriotes qui seraient intéressés par une création au Brésil. 

Quant à son propre site, en quatre langues, c'est ici :
http://www.gash.com.br/

Bonne lecture et... à demain.

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519 - Accords de Sécu avec le JAPON et la COREE

28 Juin 2007, 22:00pm

Publié par gerardja

"Repères J@pon" le confirme, deux nouveaux accords de sécurité sociale viennent d'être signés...

Voici ce qu'en dit cette revue de notre Mission économique au Japon :

L’option « détachement » permettra à un salarié au Japon d’une entreprise basée en France de rester couvert par la législation française de sécurité sociale de plein droit pour une durée de cinq ans. Cette solution dispense donc de l’affiliation au système japonais de sécurité sociale.

- La prise en compte coordonnée des périodes d’assurance

Il est à noter qu’

http://www.assemblee-nationale.fr/12/projets/pl3678.asp

Quant au CLEISS, il peut être consulté là :

http://www.cleiss.fr/

A demain, après une longue journée de débats sur l'avenir de l'Afrique...
Bien à vous.

dans les deux pays pour les risques invalidité, vieillesse et survivants, autorisera une meilleure rémunération de l’assuré par le système de chaque Etat, notamment lorsque l’ouverture des droits est assortie d’une condition de durée minimum de cotisation. L’accord n’a pas pour objet de substituer une pension unique aux deux pensions qui doivent être versées par les deux pays dans lesquels s’est déroulée l’activité professionnelle, mais de permettre aux ressortissants français de réunir plus facilement la condition d’assurance de 25 ans exigée par le régime japonais puisque les périodes accomplies en France seront additionnées aux périodes accomplies au Japon pour l’appréciation de cette condition. 

La même règle sera appliquée par les régimes français pour le calcul
du taux de liquidation de la pension. Chaque administration calculera ensuite, au
prorata temporis, la pension due en fonction de la durée réelle d’affiliation à l’institution de l’Etat concerné. Toutefois, l’accord n’aura pas pour effet de supprimer la disposition de la législation japonaise prévoyant le versement d’un capital forfaitaire pour les assurés ayant cotisé moins de 25 ans au Japon. En conséquence, il reviendra aux assurés de faire valoir leur droit au cumul des périodes travaillées en France et au Japon afin que cette condition de durée de cotisation soit remplie., qui entrera également en vigueur le 1er juin prochain. Le CLEISS (Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale) publie sur son site les textes d’application relatifs à ces conventions, au fur et à mesure de leur disponibilité un autre accord bilatéral de sécurité sociale a été conclu avec la Corée du Sud."

Le texte de l'accord avec le Japon peut être lu ici :

"Afin d’accompagner le développement de leurs relations économiques bilatérales, la France et le Japon ont conclu un accord de sécurité sociale. Ce texte, qui entrera en vigueur majeures :

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518 - La politique envers nos PME à l'étranger va-t-elle changer ?

27 Juin 2007, 22:26pm

Publié par gerardja

Pour l'instant, j'en doute sérieusement. Pour plusieurs raisons...

Premièrement : madame la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi - Christine Lagarde -, dans le gouvernement précédent, au sein duquel elle était chargée du commerce extérieur, n'a pas montré un grand intérêt pour nos créatrices et créateurs à la tête de leurs "entreprises à capitaux français" hors de France.

Deuxièmement

* si monsieur le
secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce extérieur - Henri Novelli - cumule "entreprises" et "commerce extérieur", ce qui, a priori, peut constituer un grand atout pour une bonne prise en compte de nos préoccupations ;

* s'il a lui-même été chef d'une petite entreprise (fabrication et commercialisation d'appareillages pour personnes handicapées) ;
- il n'a pas créé cette affaire familiale,
- il n'évoque en rien dans un récent entretien cet atout formidable que pourraient constituer nos créatrices et créateurs à l'étranger s'ils étaient l'objet d'un minimum d'intérêt de la part de nos pouvoirs publics.

C'est entretien a été réalisé par "Mondissimo" le 22 juin dernier, pourtant lors de l'AG des Conseillers du commerce extérieur français ! Il est vrai que ceux-ci sont toujours dans leur très très grande majorité des cadres de groupes français et non des créateurs à leur compte.

Vous pourrez prendre connaissance de cet entretien (en deux parties) à cette page :
http://www.mondissimo.com/f_url_fr/gauchenews21tv.asp?Idclient=hom4&Question=A0&Rubrique=4

Je suis bien entendu prêt à réviser mes doutes... 
A vrai dire, je ne demande que cela et me tiens à sa disposition pour aborder ces questions avec lui, s'il le souhaite et pour lui remettre l'Etude du CES sur ce sujet (premier de mes liens en haut à droite).

A demain.

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517 - Créateur au BRESIL (3)

26 Juin 2007, 22:00pm

Publié par gerardja

Cette fois c'est Frédéric, à la tête de son cabinet de conseil et de "coaching" que Sylvain a rencontré...

C'est encore à un parcours classique que Frédéric nous invite. Quelques années d'enfance et d'adolescence au Brésil où son père est affecté, des études d'ingénieur en France, un stage pendant ces études chez Michelin à Salvador de Bahia, le diplôme il y a 19 ans et le retour au Brésil comme coopérant du service national en administration...

Il se trouve alors à Sao Paulo, au sein de nos services consulaires.

Retour en France, quatre années d'ingénieur puis deux de consultant auprès d'un grand groupe de conseil en train de s'implanter au Brésil, filiale qu'il rejoint il y a 12 ans. 

Il y travaille quatre années puis prend son indépendance comme consultant de la société qu'il crée. Pendant quatre nouvelles années, il aura un seul client. Après quoi, il décide de coupler conseil et coaching. 

De grands groupes français utilisent alors ses services. Il doit embaucher. Avec aujourd'hui cinq personnes, il gère un développement prudent alliant bonne formation de ses consultants et niveau de qualité irréprochable.

Frédéric donne de précieux conseils lors de son entretien avec Alain à cette page :
http://entrepreneursfrancais.zumablog.com/index.php?sujet_id=5591

Par contre, l'adresse donnée à cet endroit pour son propre site doit contenir une erreur...

Bonne lecture des détails et des recommandations qu'il fournit. 
Bien à vous.






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516 - Créateurs au BRESIL (2)

25 Juin 2007, 22:00pm

Publié par gerardja

Cette fois, c'est Eric que Sylvain a croisé, toujours à Sao Paulo...

Comme beaucoup d'autres créateurs à l'étranger, Eric a commencé comme coopérant du service national en entreprise... au Brésil, après une école de commerce et une formation gestion de production aux Arts et Métiers.

Comme beaucoup d'autres créateurs, il y rencontre la future mère de ses enfants, brésilienne, procureure.

Puis c'est le retour en France et cinq années de travail comme cadre dans la société familiale. Il y est rejoint par sa compagne puis... décide de la suivre au Brésil.

Ne parvenant pas à retrouver un emploi il songe alors à créer son affaire. Après bien des réflexions et des recherches (deux années quand même), c'est vers le jeu et plus exactement les jeux du monde qu'il se dirige.

L'an dernier, il présente sa première mallette contenant ses 10 premiers jeux, fabriqués sur place, au plus important salon de jeux d'Amérique latine. 

Puis c'est lors d'une autre salon, une salon de l'éducation qu'il fait la rencontre de son premier gros client. Et l'affaire démarre. 

Dans ce secteur très particulier, il est intéressant de découvrir ces premières étapes dans son approche clientèle. C'est ici que vous pourrez le faire :
http://entrepreneursfrancais.zumablog.com/index.php?sujet_id=5592

Il présente son entreprise et ses jeux sur son site - pour l'instant en construction avec quelques problèmes à corriger comme celui des trois langues annoncées - à cette page :
http://www.ludensspirit.com/

Eric est un de nos assez rares créateurs à l'étranger qui exerce ses compétences dans le domaine de la production. Il doit certainement le début de sa réussite à son sens de l'observation et à sa tenacité. 

Un exemple pour le jeunes même si - il convient de le noter -, il a pu et su prendre largement son temps pour préparer son projet et s'il a pu investir des sommes relativement importantes.

Bien à vous.

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515 - Créateurs au Brésil

24 Juin 2007, 22:00pm

Publié par gerardja

Poursuivant son tour du monde, Sylvain a rencontré Joël et Fabrice à Sao Paulo...

1) Joël a rejoint l'agence de tourisme créée par son épouse

Rien ne le prédestinait à cela puisqu'il s'agit d'abord d'un financier. Mais son diplôme obtenu - il y a onze ans -, il a effectué un séjour de coopérant du service national en entreprise au Brésil.

Après quoi, il a travaillé en France pour une banque, puis pour la Bourse.

Il pensait cependant encore et toujours au Brésil. Il y a cinq ans, l'occasion s'est présentée et il ne l'a pas laissé passer. Le voilà directeur de la filiale brésilienne d'un cabinet d'audit.

Et, il y a trois ans, il rejoint son épouse brésilienne qui a créé son agence de tourisme.
L'ambition est grande : devenir l'agence francophone de référence pour l'ensemble de la destination Brésil !

Ses conseils d'entrepreneur au Brésil se trouvent à cette page :
http://entrepreneursfrancais.zumablog.com/index.php?sujet_id=5671

Le site qu'il développe est ici :
http://www.bresil-decouverte.com/

2) Fabrice a créé sa pâtisserie "à la française"

Apprentissage en pâtisserie, premières activités professionnelles, service militaire, salariat et expérience chez quelques grands talents à Paris puis Lyon, puis c'est l'ANPE où il fait part de sa disponibilité pour l'étranger.

L'Inter de Rio le recrute comme chef pâtissier. Deux ans plus tard, il refuse une nouvelle affectation aux USA en en Australie pour découvrir le Brésil. SIx mois passés, une rencontre, il doit rentrer en France en vue de repartir à l'étranger.

Il y a seize ans, le voilà avec son amie brésilienne dans l'un des tout grands hôtels du Maroc alors qu'il visait l'Asie. Six annnées plus tard, aucun regrets. Il est marié, il a un enfant et songe à lui faire connaître le Brésil.

C'est Sofitel/Sao Paulo qui le recrute. Il y court, travaille très sérieusement et se fait connaître par tout moyen pendant trois années tout en poursuivant son rêve de création. 

Il y a six ans, il se décide, quitte son emploi de salarié, investit toutes ses économies et monte sa pâtisserie "Douce France" envers et contre tout. 

Aujourd'hui et sans avoir jamais emprunté le moindre sous, "Douce France", c'est 200 m² de magasin (et 60 places assises) et une boutique dans un centre comercial et un million d'euros de CA annuel !

Ses commentaires et conseils sont emprunts d'une très grande philosophie, celle merveilleuse d'un ancien apprenti, autodidacte. A lire absoluement ici :
http://entrepreneursfrancais.zumablog.com/index.php?sujet_id=5593

Quant à celui de son affaire, c'est par là :
http://www.patisseriedoucefrance.com.br/

Fabrice fait partie des créateurs français à l'étranger de type à la fois classique (ancien salarié, la passion l'a conduit à saisir sa chance) mais aussi atypique : il fait partie des rares compatriotes anciens apprentis créateurs de leur propre affaire. Autre particularité : il n'a fait appel à aucune banque ni à aucun partenaire local ! Bravo.

A demain.




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514 - NP - Deux nouvelles peintures

23 Juin 2007, 22:53pm

Publié par gerardja

Elles ont été présentées dans les tout derniers mois...

1) Une première pour le marquage des routes

Elle est canadienne, non plus à l'huile, mais à l'eau. Elle serait sans danger pour l'environnement.

"Gnb.ca" en parle rapidement ici :

http://www.gnb.ca/cnb/newsf/ss/2007f0618ss.htm

Mais commen en savoir plus sur cette peinture acrylique ? Le site de l'entreprise n'est pas plus précis... là :
http://www.laurentideinnovations.com/routier.html

2) La peinture recyclée

Cette fois, l'article est plus long. Il s'agit d'un produit de la même société québecoise, baptisé "Boomerang". 

Voir l'article :
http://www.lanouvelle.net/article-105621-La-peinture-recyclee-de-Victo-trouve-un-nouveau-marche.html

La défintion en est donnée à cette page par Laurentis :
http://www.peintureboomerang.com/philo.asp

Demain, je reviendrai à quelques parcours de créateurs à l'étranger, au Brésil et plus particuilèrement à Sao Paulo.

Bien à vous.

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513 - Communauté andine des nations

22 Juin 2007, 23:18pm

Publié par gerardja

Un article très intéressant sur l'intégration des économies andines...

C'est "Alterinfos.org" qui le publie sous la plume de monsieur Enrique Daza. Je vous le livre tel quel.
___________________

AMÉRIQUE DU SUD - La Communauté andine des nations et l’intégration sud-américaine

Enrique Daza

vendredi 1er juin 2007, mis en ligne par Dial

À l’heure actuelle, deux modèles d’accords de libre-échange et/ou d’intégration s’opposent en Amérique latine, en Amérique du Sud surtout. Certains pays, comme le Chili, le Pérou, la Colombie, la majeure partie des pays d’Amérique centrale et maintenant, semble-t-il, l’Uruguay paraissent vouloir privilégier des accords bilatéraux de commerce avec les États-Unis. D’autres gouvernements cherchent plutôt à développer l’intégration régionale, comme c’est le cas par exemple au sein du Mercosur, rejoint par le Venezuela en juillet 2006. Ce texte d’Enrique Daza, qui est membre du Réseau colombien d’action contre le libre-échange et contre la Zone de libre-échange des Amériques, revient sur l’histoire de la Communauté andine des nations et met en évidence l’incompatibilité des deux types d’accords. Article publié dans le numéro 414-415 de la revue América latina en movimiento (ALEM), daté du 4 décembre 2006.

Le sujet de l’intégration régionale a suscité un regain d’intérêt avec la proposition de création d’une Communauté sud-américaine des nations. Après l’échec de la Zone de libre-échange des Amériques [1], différentes idées ont surgi, comme l’Alternative bolivarienne proposée par le Venezuela (ALBA) et les traités de commerce entre les peuples préconisés par la Bolivie (TCP). De même, dans le sillage du sommet entre l’Amérique latine et l’Europe, la possibilité est actuellement étudiée de commencer à négocier des accords de coopération incluant un traité de libre-échange entre l’Amérique centrale et l’Europe, ainsi que d’entamer des négociations entre l’Europe et la Communauté andine des nations (CAN) dans le même esprit.

Cette relance du débat sur l’intégration ne pouvait plus mal tomber pour la CAN. Le Venezuela en est sorti parce qu’il a estimé que la signature, par plusieurs de ses membres, d’un accord de libre-échange avec les États-Unis rendait irréalisable la proposition d’intégration sous-régionale, et qu’il a préféré rejoindre les rangs du Mercosur. De son côté, la Bolivie est membre associé du Mercosur, tandis que le Chili a annoncé qu’il adhérait à la CAN, lui aussi en tant que membre associé. Le Pérou et la Colombie mettent désespérément tous leurs œufs dans le panier d’un accord de libre-échange avec les États-Unis mais participent en même temps aux réunions et aux plans en vue d’autres propositions et concernant, par exemple, la réorientation de la CAN et de la Communauté sud-américaine. Pendant ce temps, l’Équateur reste en attente des prochaines élections présidentielles [2], en vue desquelles la question donne lieu à des propositions radicalement opposées entre les candidats Correa et Noboa.

Les péripéties de la CAN

À l’origine, dans les années soixante-dix, le Groupe andin, ou Pacte andin, devenu Communauté andine, se proposait de réaliser l’intégration en créant un marché élargi, en encourageant l’industrialisation et en canalisant l’investissement étranger destiné au développement. Malheureusement, la crise de la dette et l’absence de projets nationaux ont condamné à l’échec ce processus de substitution des importations. Dès 1990, une tentative avait eu lieu pour le remettre sur les rails mais, avec Fujimori [3], Febres Cordero [4] et César Gaviria [5] à la tête des gouvernements, et avec leurs théories du régionalisme ouvert centrées sur une adaptation des vieux postulats aux nouvelles tendances allant dans le sens de l’ouverture économique et de la mondialisation, une espèce d’hybride est apparue, qui n’a jamais pu aboutir à un tarif extérieur commun ni réfléchir à l’harmonisation des politiques macroéconomiques ou à d’autres objectifs définis au départ.

On avait prévu, pendant les négociations de la ZLÉA, une participation en bloc pour que des positions communes puissent être adoptées, mais le projet a échoué et les pays andins se sont présentés en ordre dispersé à la table de négociation. Les États-Unis ont fait prévaloir leur point de vue, pour obtenir que le Pérou et la Colombie sortent du G-20 [6] au sein de l’OMC et, finalement, pour les soumettre à leur volonté en les liant à une proposition d’accord de libre-échange bilatéral qui, bien que se voulant un traité andin, reste un accord entre le Pérou et la Colombie, et dont on attend encore de voir les résultats, surtout depuis le triomphe des démocrates aux élections aux États-Unis [7].

Pendant les négociations de l’accord de libre-échange, la Bolivie a renoncé à son rôle discret d’observateur et l’Équateur a été prié de se retirer pour avoir adopté une politique pétrolière contraire aux intérêts états-uniens. Le Pérou et la Colombie se sont creusé la tête pour essayer de rendre compatibles la CAN et l’accord de libre-échange, mais les normes juridiques sont finalement entrées en collision et les deux pays ont dû prendre l’engagement de ne pas accorder à d’autres pays des avantages qu’ils n’octroyaient pas aux États-Unis ; l’essence même de l’intégration sous-régionale, qui consiste à donner à ses partenaires des choses que l’on donne pas à des tiers, est ainsi partie en fumée, ce qui a sonné le glas de la CAN. On trouvera une illustration de cette reculade dans les principes arrêtés en matière de propriété intellectuelle, qui allaient à l’encontre de ceux définis par la CAN, raison pour laquelle on n’a pas eu d’autre choix que de changer les règles de la CAN pour qu’elles soient compatibles avec l’accord de libre-échange.

La Colombie, principal bénéficiaire du processus de la CAN, du fait de son développement industriel relatif, a décidé de se ranger aux côtés des États-Unis, considérant que les accords de la CAN étaient transitoires et moins importants, bien qu’une bonne partie des ses échanges avec l’extérieur, notamment de biens manufacturés, se fasse avec les pays voisins. Son choix était clair : elle a préféré exporter des produits tropicaux et de base aux États-Unis plutôt que des biens industriels aux pays andins.

Uribe [8] est devenu le principal allié des États-Unis dans la zone ainsi qu’un apôtre de la politique militariste et néolibérale de Bush. Le nouveau venu Alan García [9] rivalise avec lui, et c’est à qui fera, le plus vite, le plus de concessions. L’affinité entre Uribe et Bush est sincère et solide, et ils se ressemblent jusque dans les scandales où ils ont trempé. García, quant à lui, du fait de son passé douteux, se voit contraint à des concessions plus importantes pour se faire une virginité. Une chose est sûre : personne n’en sortira gagnant.

Ayant défini une structure tarifaire souple, assortie d’une libéralisation complète du commerce, les pays andins, menés par le Pérou et la Colombie, ont renoncé à créer un marché commun qui ne serait pas dominé par la présence états-unienne. Et au chapitre des avantages accordés, ils se sont montrés moins généreux entre eux qu’envers les États-Unis.

Aujourd’hui, l’Union européenne (UE), qui ne souhaite pas être évincée de la sous-région, veut signer un accord de libre-échange mais exige un tarif extérieur commun pour que le marché trouve grâce à ses yeux. Le Pérou, opposé depuis toujours à un tel tarif et toujours sur la défensive à l’égard de ses voisins, s’en est entièrement remis aux États-Unis, mais, du fait de la condition posée par l’UE, il doit se rendre à l’évidence qu’un tel type de tarif douanier n’existe pas et n’est pas concevable. C’est pourquoi chacun se creuse la tête et tente d’inventer un semblant de tarif extérieur commun pour pouvoir négocier avec l’Europe. Le Pérou suit la logique selon laquelle, comme il a accepté de tout céder aux États-Unis, il ne lui reste plus qu’à faire la même chose avec tout le monde pour noyer le poisson.

Cependant, la situation n’est pas simple. Les États-Unis ont installé de solides bases de domination en Colombie. Le Plan Colombie, qui est aligné sur la politique infructueuse de lutte contre les narcotrafiquants suivie par les États-Unis, et qui vise, sans succès, à rétablir la paix, a une incidence sur les pays frères. L’Équateur est dans l’embarras, mais n’ose pas fermer la base de Manta [10].

Chávez, désormais sorti de la CAN, continue de faire des propositions d’intégration dans le domaine de l’énergie, et d’intensification des échanges commerciaux, mais il lorgne plus du côté du Mercosur.

La Bolivie, qui rejette les accords de libre-échange, demande que l’on tienne véritablement compte des asymétries existantes et que l’on exclue des négociations des points capitaux comme l’investissement et les marchés publics, outre qu’elle préconise la défense de la petite agriculture contre l’agro-industrie exportatrice. Uribe et García rêvent du jour où les entreprises agroalimentaires mettront la main sur leur pays.

La faute est à l’accord de libre-échange avec les États-Unis

Le Secrétariat de la CAN avait prédit que 56% du commerce andin serait menacé par la signature de l’accord de libre-échange. C’est ce qu’on peut lire en toutes lettres dans l’étude intitulée Análisis de la Sensibilidad del Comercio Subregional Andino en el Marco del TLC con Estados Unidos [11], publiée en 2004. Les données utilisées correspondent à la période comprise entre 1996 et 2003, et sont issues du Système sous-régional d’information statistique de Secrétariat général de la Communauté andine (SICEXT-SG CAN). Cette étude avait pour objet d’analyser le degré de sensibilité du commerce intérieur de la sous-région andine à une libéralisation des échanges avec les États-Unis.

Pour cela, ils ont utilisé comme base de leur analyse l’ensemble des cinq pays andins (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela) et les répercussions qu’aurait une libéralisation des échanges sur le commerce communautaire, en prenant en compte la structure tarifaire en vigueur, les flux commerciaux andins, leur composition, leur importance et leur dynamique par rapport au reste du monde et aux États-Unis. Dans cette étude sont qualifiés de sensibles les produits pour lesquels il existe « une menace ou un risque non négligeable de perte du marché sous-régional, à la suite de l’octroi de préférences aux États-Unis par des pays de la CAN du fait de la signature d’un accord de libre-échange ». La principale conclusion de l’étude est la suivante : environ 56% du commerce sous-régional (64% avec le pétrole) présente une sensibilité élevée ou moyenne à une libéralisation des échanges avec les États-Unis.

« Le degré de sensibilité du commerce intracommunautaire (du point de vue des importations effectuées par chaque pays andin de la sous-région) à une libéralisation des échanges avec les États-Unis se définit comme suit : sensibilité élevée, 34% ; sensibilité moyenne, 22% ; sensibilité faible, 25% ; sensibilité nulle, 19% (si l’on inclut le pétrole, les chiffres sont de 40,8%, 23,2%, 19,9% et 16,1% respectivement) », peut-on lire dans ce document.

De manière générale, les secteurs de l’agriculture, des industries minières, de la pétrochimie et des industries connexes, ainsi que celui des produits de l’acier et de leur transformation, apparaissent les plus sensibles dans l’ensemble de la sous-région. Doivent également être mentionnés les secteurs du plastique et du caoutchouc, des automobiles et de leurs pièces, du textile et de la confection, du bois et du papier. Dans une étude récente (Impacto de las Negociaciones Hemisféricas : Un Balance [12]), fruit d’une coopération technique avec la Banque interaméricaine de développement, Alan Fairlie Reinoso affirme que les résultats des estimations sur l’accès aux marchés (dans le cadre de l’accord de libre-échange avec les États-Unis) ne sont pas concluants dans les études correspondantes. « Si des résultats positifs sont enregistrés au titre des exportations et de la production, la balance commerciale et l’intérêt général font ressortir, en revanche, des soldes négatifs dans plusieurs des scénarios imaginés. Dans le cas de l’accord de libre-échange, les résultats sont non seulement inférieurs à ceux d’autres scénarios, comme le maintien du statu quo ou la signature de la ZLÉA, mais ils affichent des valeurs négatives. »

L’élimination, dans l’accord de libre-échange avec les États-Unis, de la fourchette de prix, seul mécanisme de protection du secteur agricole, la suppression d’office du régime spécial concernant l’automobile, la nécessaire révision des décisions prises par les pays andins sur la propriété intellectuelle, ainsi que la redéfinition des normes applicables aux mesures sanitaires et phytosanitaires et aux marchés publics, ont provoqué l’éclatement de la CAN. Le Tribunal andin de justice sera remplacé par les mécanismes de règlement des différends prévus dans l’accord de libre-échange, et les préférences commerciales que s’accordaient les pays partenaires sont devenues lettre morte, comme en témoigne l’affaire du soja bolivien [13]. Les institutions andines sont devenues inopérantes. Leur fonctionnement dépend des ressources que l’Union européenne leur octroie gracieusement, elles licencient du personnel, et le départ du Venezuela les prive d’un important soutien financier.

Dans ces conditions, qu’apporte la CAN à l’intégration sud-américaine ? Elle apporte la division. Elle enrichit notre expérience, en démontrant qu’il faut un minimum de volonté solidaire. Elle nous enseigne que l’influence des États-Unis est pernicieuse quand on parle d’intégration entre pays égaux. Malheureusement, on retiendra plus de la CAN ses effets négatifs que ses bons côtés. Tant que les Uribe, García et consorts auront le regard rivé sur le Nord, la Communauté sud-américaine des nations ne pourra pas dépasser le stade de l’utopie rhétorique.


- Dial – Diffusion d’information sur l’Amérique latine – D 2936.
- Traduction de Gilles Renaud pour Dial.
- Source (espagnol) : revue
America latina en movimiento (ALEM), n° 414-415, 4 décembre 2006.

En cas de reproduction, mentionner au moins l’auteur, le traducteur, la source française (Dial - http://enligne.dial-infos.org) et l’adresse internet de l’article.

Notes

[1] ZLÉA en français, ALCA en espagnol, FTAA en anglais - NDLR. Toutes les notes de l’article sont de la rédaction Dial.

[2] Ce texte a été rédigé un peu avant les élections. Lors du second tour, dimanche 26 novembre 2006, le candidat du Parti socialiste - Front ample (PS-FA) et de la coalition Alliance pays, Rafael Correa, a largement devancé son rival conservateur Álvaro Noboa, du Parti rénovateur institutionnel d’action nationale (PRIAN), qui était partisan de la signature d’un accord de libre-échange avec les États-Unis. Une délégation équatorienne a assisté au cinquième Sommet de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) qui s’est tenu samedi 28 et dimanche 29 avril à Barquisimeto au Venezuela

[3] Alberto Fujimori a été président du Pérou entre 1990 et 2000.

[4] León Febres Cordero a été président d’Équateur entre 1984 et 1988.

[5] César Augusto Gaviria Trujillo a été président de la Colombie entre 1990 et 1994.

[6] Groupe de 20 pays su Sud réunis pour peser plus fortement dans les négociations sur les productions agricoles et le problème des subventions accordées par les pays du Nord à leurs producteurs.

[7] En novembre 2006.

[8] Álvaro Uribe est président de la République de Colombie depuis 2002.

[9] Président du Pérou entre 1985 et 1990, il a été réélu en juin 2006.

[10] Le nouveau président élu, Rafael Correa, s’est engagé à ne pas renouveler l’accord sur la base de Manta qui arrive à expiration le 25 novembre 2009 (voir « AMÉRIQUE LATINE - Des activistes s’unissent pour réclamer la fermeture des bases militaires étrangères de la région »).

[11] Analyse de la sensibilité du commerce sous-régional andin dans le cadre d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, en français.

[12] Impact des négociations hémisphériques : un bilan, en français.

[13] Voir « BOLIVIA-COLOMBIA - Soya boliviana, mercado colombiano y TLC »."

Bien amicalement à vous.

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512 - Pour créer : le bon site

21 Juin 2007, 23:11pm

Publié par gerardja

Il n'est pas nouveau, mais contient toujours de judicieux conseils !

C'est le site de l'APCE que vous trouverez ici :

http://www.apce.com/pid217/1-idee.html

Extraits :

"Tout projet de création d'entreprise commence par une idée.
Qu'elle naisse de l'expérience, du savoir-faire, de la créativité ou d'un simple concours de circonstance, l'idée prend souvent la forme d'une intuition ou d'un désir qui s'approfondit et mature avec le temps.
Il existe une grande variété de formes d'idées :
plus l'idée est nouvelle, plus il faudra s'interroger sur la capacité des futurs clients à l'accepter,
plus elle est banale, plus il conviendra de s'interroger sur sa réelle utilité par rapport à l'offre déjà existante sur le marché.


  Trouver une idée de création d'entreprise

Aucune idée n'a jamais prouvé sa supériorité sur une autre dans le domaine de la création d'entreprise. Une innovation technologique révolutionnaire n'a pas plus d'atouts au départ que la saisie d'une simple opportunité commerciale sur un marché banal.
Créer une entreprise est donc, en quelque sorte, une "opération vérité" qui remet les compteurs à zéro.

  Créer dans son métier (activité connue)

Ce type de création peut paraître a priori le moins risqué : l'idée est bien maîtrisée car elle correspond à un métier exercé pendant plusieurs années. Les règles du jeu sont connues, les compétences techniques à mettre en 'uvre font partie du savoir-faire, bref, on se sent à l'aise.
En matière de création d'entreprise, le professionnalisme du créateur est naturellement un facteur de réussite du projet. Ceux qui créent dans un métier qu'ils connaissent bien ont généralement plus de chances de réussir que ceux qui se risquent dans l'inconnu.

Il convient cependant d'être prudent. Cette voie d'accès à la création d'entreprise peut donner un sentiment de sécurité factice : le professionnel est expert dans son domaine, mais ne maîtrise pas forcément les autres facettes du "métier de créateur" (gestion, commercialisation...) et ne suit pas toujours l'évolution de son métier de base.
Il doit également être en mesure d'appréhender le marché visé pour pouvoir "faire sa place" face aux concurrents.

  Les nouvelles idées, nouvelles tendances

Créer une entreprise à partir de nouvelles idées, nouvelles tendances nécessite de rester à l'affût de tout ce qui se passe en France ou ailleurs en matière de nouveaux produits, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux concepts marketing...
La plupart des magazines économiques ou spécialisés en création d'entreprise s'en font l'écho et de nombreux sites internet consacrés aux tendances de notre époques ont vu le jour. Pour les repérer, consulter le dossier 
nouvelles idées et tendances.

  Nouveau : recevez par e-mail les "nouvelles idées, nouvelles tendances" repérées dans la presse
en vous abonnant gratuitement à la lettre de l'APCE.

Il est également indispensable d'assurer une veille dans les annonces de "recherches de partenariat", bulletins de "propositions d'affaires", bourses d'opportunités, car certains ont le produit ou le savoir-faire mais manquent de moyens et recherchent un associé ! Pour cela, plusieurs pistes :
- se rapprocher des chambres de commerce et d'industrie (CCI), des chambres de métiers et de l'artisanat (CM), ou des autres organismes de développement économique local qui proposent souvent ce service,
- consulter les annonces (offres d'association) de
l'espace emploi du site de l'APCE (ou déposer une annonce),
- participer au
forum de l'APCE consacré à la recherche de partenaires.

On peut également acheter un brevet ou négocier une licence d'exploitation d'un brevet ou d'une marque.

La franchise ou concession peut enfin être envisagée. La notoriété et l'ancienneté du concédant ou du franchiseur ainsi que l'existence de son réseau apportent (avec les obligations d'information qui leur sont imposées) un certain gage de sécurité pour la réussite de l'entreprise nouvelle. Mais cela ne dispense naturellement pas de questionner soi-même une ou plusieurs entreprises liées avec le concédant ou le franchiseur envisagé.
Consulter le dossier franchise.

Si toutes ces pistes balisées ne conviennent pas, il reste alors à rechercher une idée vraiment nouvelle d'entreprise.

  L'opportunité pure

Une opportunité, une bonne occasion, "l'affaire à ne pas manquer" peut également se présenter !
Pour déceler une opportunité, il convient tout d'abord de se mettre dans une disposition d'esprit favorable, se résumant à :

Avoir en permanence l'esprit critique pour juger des situations commerciales présentes, des réels mérites des positions acquises, des lacunes des systèmes établis, des défauts des produits ou services offerts, etc.
Bien des nouveaux concepts de produits, de services ou de prestations sont le fruit d'une remise en cause ou d'une carence constatée dans l'offre par rapport aux problèmes rencontrés dans la vie en général.

Exercer en permanence une grande curiosité intellectuelle : le monde change vite et sans répit. Pour en saisir les opportunités encore faut-il rester en prise avec lui. Cela nécessite une disponibilité intellectuelle importante pour s'informer, analyser, comprendre, anticiper, voire prédire certaines évolutions. Etre curieux de tout pour détecter les opportunités.

Faire preuve d'une grande ouverture d'esprit et savoir accepter les apports extérieurs, les savoir-faire ou pratiques différentes qui peuvent ouvrir de nouvelles possibilités commerciales. Il y a souvent, dans les autres économies nationales, quelque chose à transposer ou à adapter pour en faire un projet commercial en France.

  L'application nouvelle

Créer une entreprise à partir d'une application nouvelle consiste à utiliser une technique, un savoir-faire, un produit connu en le transposant dans une autre activité, dans un nouveau contexte ou sur un marché différent.
Il y a une part d'innovation dans les applications nouvelles et la réaction souhaitée du consommateur n'est pas toujours certaine. Un projet de création dans une application nouvelle est donc plus risqué, mais en cas de succès la rentabilité est supérieure, par contre le plagiat peut être très rapide.
La période actuelle, empreinte d'une évolution sociologique rapide des valeurs et des modes de vie est favorable aux applications nouvelles.

  L'innovation pure

L'innovation pure relève d'un exercice plus ardu. Créer un nouveau produit, généralement à fort contenu technologique, entraîne des besoins importants de capitaux pour passer à la phase préindustrielle, pour réaliser une étude de marché, nécessairement approfondie, et pour attendre la réponse du marché. Dans ce cas-là, les risques se cumulent, mais la rentabilité s'avère normalement bien plus élevée que dans une activité banale où la concurrence est souvent très forte.


  La protection de l'idée

L'idée en soi ne peut être protégée.
Seule peut être protégée la forme selon laquelle elle s'exprime : invention, marque, création littéraire ou artistique...

D'une manière générale, on appelle propriété intellectuelle, les droits qui protègent les créations "issues de l'activité de l'esprit humain" contre toute appropriation de tiers. Ces droits se divisent en deux branches :

  Le droit d'auteur

Il protège les 'uvres de l'esprit :
- les oeuvres littéraires : thèses, romans, pièces de théâtre...
- les oeuvres d'art : peinture, sculptures, 'uvres d'arts appliqués à l'industrie, plans d'architectes, photographies'
- les 'uvres musicales ou audiovisuelles,
- les logiciels.

Le droit d'auteur est attribué "naturellement", sans l'accomplissement de formalités particulières.
Toutefois, il peut être utile, avant de divulguer sa création à des tiers, de se préconstituer des preuves pour être en mesure d'attester que l'on est bien l'auteur de cette création et faire valoir ainsi, le jour voulu, ses droits.

Plusieurs procédures sont possibles :

Utiliser l'enveloppe Soleau mise à disposition des créateurs par l'INPI (Institut national de la propriété industrielle).

Déposer un document retranscrivant l'idée auprès de la SGDL (Société des gens de lettres).

Utiliser un service de dépôt en ligne tel que celui :
- de la
SGDL
- de Cyberprotec

- de CréaSafe
- de Fidealis

- ou encore de Me Fradin, huissier de justice à Lyon.

Faire établir un constat d'huissier ou un acte notarié, ou s'adresser, soi-même, un pli recommandé qui ne sera pas ouvert lors de la réception'

Pour en savoir plus, se reporter au document
Protéger son idée.

  Les droits de propriété industrielle

Ils se répartissent en deux catégories :
- les droits sur les créations nouvelles, qu'il s'agisse de créations à caractère utilitaire (brevets d'invention) ou à caractère ornemental (dessins et modèles),
- les droits sur les signes distinctifs : marques, appellations d'origine, indications de provenance.

Les droits de propriété industrielle, contrairement aux droits d'auteur, nécessitent l'accomplissement de formalités particulières auprès de l'INPI - Institut national de la propriété industrielle -

La protection d'une invention s'obtient par la délivrance d'un brevet ou d'un certificat d'utilité.
Pour être brevetable, l'invention doit répondre à 3 critères :
- elle doit présenter un caractère absolu de nouveauté : elle ne doit jamais avoir été divulguée au public,
- elle ne doit pas découler d'une manière évidente de l'état de la technique. En d'autres termes, elle doit faire preuve d'une activité inventive, c'est pourquoi il convient d'effectuer une recherche d'antériorité sur l'invention avant de déposer une brevet,
- elle doit être susceptible d'application industrielle.

Le dépôt d'une marque peut être réalisé par toute entreprise, quelle que soit sa forme, ou toute personne physique.
Il peut s'agir d'une marque de fabrique, de commerce ou de service, ou tout simplement du nom de l'entreprise s'il est suffisamment original et non encore utilisé par une autre entreprise concurrente.
Peuvent faire l'objet d'un dépôt de marque auprès de l'INPI, à condition qu'ils soient distinctifs et suffisamment originaux :
- un signe verbal, qui peut s'écrire ou se prononcer : nom, mots, lettres, chiffres, sigles, slogans...
- un signe figuratif : dessins, logos, hologrammes, reliefs... mais aussi des formes, nuances précises ou combinaisons de couleurs...
- un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant être matériellement traduits.

Les dessins et modèles peuvent également faire l'objet d'un dépôt. Désormais, la protection d'un dessin ou d'un modèle peut s'acquérir par l'enregistrement, et non seulement du fait de sa création.
Deux systèmes coexistent donc : la protection des dessins et modèles par les droits d'auteurs et par l'enregistrement à l'INPI.
La protection des dessins et modèles s'applique à l'apparence d'un produit ou d'une partie d'un produit ainsi qu'à son ornement, caractérisée en particulier par ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux.
Pour bénéficier de la protection :
- le dessin ou modèle doit être nouveau, c'est à dire qu'il ne doit pas être identique ou quasi-identique à un dessin ou modèle divulgué au public antérieurement,
- il doit présenter un caractère propre, c'est à dire susciter chez l'observateur averti une impression visuelle d'ensemble différente de celle suscitée par toute création divulguée antérieurement.

  Définir et valider son idée

Quelle que soit son origine, l'idée ne représente au départ rien de bien concret.
Pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien la définir, c'est-à-dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises, concises et fortes.
Cet exercice va permettre de coucher sur le papier cette fameuse idée, d'arriver à en cerner clairement les différents aspects en évoquant :
- les caractéristiques du produit ou du service envisagé,
- son utilité, son usage, les performances prévues,
- les grands principes de fonctionnement de l'entreprise à créer.

A ce stade de la réflexion, il faut s'efforcer de prendre conscience des "moins" (faiblesses, lacunes) du produit ou du service proposé, mais aussi, a contrario, des "plus" (caractère novateur ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels."

Il y a une dizaine de fiches comme celle-ci. Sans compter divers guides téléchargeables très pédagogiques.
Bien à vous.

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511 - Des villes comme vous ne les avez jamais vues...

20 Juin 2007, 22:01pm

Publié par gerardja

Le nouveau Google Maps fait parler de lui...

1) Rendez-vous à cette adresse :
http://maps.google.com/maps?ie=UTF-8&oe=UTF-8&hl=en&tab=wl&q=

2) Cliquez sur "Street view New".

3) Puis sur une ville dotée d'une caméra.

4) Puis sur "Zoom in".

5) Et enfin sur une rue en bleu.

C'est impressionnant. Vous voici dans cette rue, comme au volant d'une voiture avec la possibilité d'aller et de venir dans cette rue, de virer à droite ou à gauche au prochain carrefour... en bref, de visiter la ville comme si vous y étiez.

Impressionnant et parfois indiscret selon quelques protestations émises ici ou là.

Ceci dit, pour découvrir une ville, son plan, ses rues, ses monuments, ses boutiques... le logiciel est excellent. 

Je vous en parle ce soir car il pourrait donner des idées à toutes nos créatrices et tous nos créateurs qui exercent leurs talents dans le secteur de tourisme, de l'immobilier, des voyages, etc.

Cinq grandes villes américaines peuvent être ainsi visitées : essayez donc San Fransisco ou Las Vegas... Un régal ! Ou choisissez une rue que vous connaissez à New-York ou Miami ou encore Denver !

Bonnes visites...




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