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CREATRICES ET CREATEURS D'ENTREPRISES A L'ETRANGER

525 - Un nouveau métier à l'étranger ?

4 Juillet 2007, 22:00pm

Publié par gerardja

Penser la ville pour les étrangers qui y passent quelque temps...

Allant visiter un ami en banlieue, il m'est revenu un vieux projet : celui d'un nouveau métier de "penseur de ville pour étrangers".

De plus en plus de personnes étrangères à un pays donné y circulent quelque temps avant de repartir ailleurs. Idem pour les capitales par rapport aux villes de province. Et pour les villes de provinces pour le citadins de la capitale. Vous n'avez parfois pas même le temps même "d'apprendre la ville" que vous voilà déjà repartis ailleurs. C'est fort dommage.

Je vais prendre quelques exemples concernant Paris.

1) Le nom de rues...

Il n'est pas rare de ne pas savoir où l'on est dans une ville que l'on découvre. A Paris, en principe, chaque coin de rue porte le nom de cette rue. En principe ! Car en de nombreux endroits, la célèbre plaque bleue a disparu, soit à la suite de travaux, soit par l'installation d'une enseigne ou d'un rideau qui le rend inaccessible à la vue.

Sans compter que, cherchant à se repérer, l'on est parfois assez loin d'un coin de rue !

De nombreuses villes d'Asie ont pourtant trouvé la solution : chaque commerce en rez-de-chaussée y affiche (c'est souvent obligatoire) son adresse = le nom de la rue et le numéro. C'est la meilleure solution que j'ai observée à l'étranger.

2) Les numéros dans les rues...

Là encore, bien des maisons sont sans numéros visibles. Dans certains boulevards parisiens, des numéros qui servent à se repérer figurent ici et là sur poteaux électriques, avec parfois une flèche vers les numéros montant ou descendant. C'est une bonne mesure, à généraliser.

3) Les rames du métro parisien...

Certes, il y a bien des plans dans chaque wagon, mais si petits et si souvent camouflés par des voyageurs debout !

Certes, il y a bien aussi des plans de la ligne empruntée. Mais ils sont systématiquement, à gauche et à droite, au dessus des portes d'accès aux wagons, en sorte que, pour ceux qui ont la chance d'avoir eu accès à une place assise... ils ne sont plus facilement lisibles à moins d'avoir une vue d'aigle.

Ces plans sont complétés par des légendes... Mais celles-ci se trouvent situées cette fois, à gauche comme à droite, dans chaque espace de sièges... Torticolis également assurés pour tenter d'accéder aux légendes lorsque l'on se situe dans les espaces "portes" !

Et pourtant... Les espaces où sont apposés les plans de la ligne et leurs légendes sont a peu de choses près identiques. Pourquoi les uns et les autres ne sont-ils pas apposés en quinconce avec le plan à droite et la légende à gauche, ou réciproquement ? Cela ne serait pas trop compliqué et faciliterait la vie de nombre de voyageurs !

4) Les RER ou trains de banlieue...

Là encore, le parcours n'est pas simple pour le provincial ou l'étranger. Tout d'abord voilà des trains qui ont des noms bizarres en 4 lettres généralement, sans le moidre rapport avec leur destination finale. C'est pourtant bien souvent à partir de cette distination finale que l'on s'y retrouve. C'est le cas pour les autres trains, c'est le cas pour les bus. Pourquoi cette complication ?

Mais ce n'est pas tout : à l'approche des gares, contrairement aux trains grandes lignes ou aux bus récents, aucune délicieuse voix ne vous indique où vous arrivez. Ce serait certainement trop simple. Par contre vous entrendrez à chaque départ une horrible sonnerie tonireuante puis une voix vous indiquant que ce train s'arrête ou pas à toutes les gares. Sans bien sûr vous dire lesquelles.

Et tout cela sans compter que certaines stations souterraines sont terriblement noires et que, en plus, parfois, les vitres des trains sont tintées. Sans compter aussi que pour les trains à deux niveaux, l'espace de séparation de ceux-ci vous cachera généralement les panneaux donnant le nom de la gare où vous parvenez !  Il est alors très difficile - à moins de bien connaître la ligne ou d'avoir eu le temps de noter son heure d'arrivée - de savoir si le moment est venu de se rapprocher de la sortie.

Il serait pourtant simple d'annoncer dans le train le nom de la gare où il arrive et que les noms des stations sur les quais soient rétroéclairés.

Et encore une chose étranger : dans certaines gares de banlieues (Bondy par exemple), il n'y a pas/plus la moindre indication dans les souterrains des destinations des trains empruntant chaque quai.

5) Les connexions Métro et RER...

Voilà encore une chose originale : la plupart (toutes ? je ne sais pas) des quais du RER ne comptent aucune guichetterie ou machine à délivrer des billets.

Or, dans nombre de cas, il est très possible, en suivant les flèches "RER" de quitter votre quai de métro et de vous retrouver sur le quai du RER. Si vous n'avez pas été pris une fois déjà, rien ne vous invite à sortir d'abord de la station de métro puis à y revenir afin d'y acheter votre billet pour la banlieue puis de vous diriger vers le quai du RER.

Tous ces petits problèmes pourraient être très simplement résolus. D'où ma proposition de créer un nouveau métier, celui de "penseur de ville" chargé de signaler à qui de droit les anomalies ou insuffisances constatées et de proposer le moyen d'y remédier. Un étranger au pays en question - ou un provincial - pourrait souvent être mieux qualifié qu'un habitant local pour détecter ces petites choses qui compliquent inutilement la vie. Un boulot provisoire à proposer régulièrement à certains d'entre-eux. J'en fais donc la proposition.

Bien à vous. 

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