Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
CREATRICES ET CREATEURS D'ENTREPRISES A L'ETRANGER

553 - MR - Créatrices et créateurs à l'étranger, faites-vous connaître...

2 Août 2007, 22:16pm

Publié par gerardja

MR = Mes recommandations. Aujourd'hui : des suggestions pour faire connaître vos affaires...

Dans les différents pays où j'ai posé la question - à l'Ambassade, au Consulat, à la Chambre de commerce et d'industrie franco-quelque chose, à la Mission économique, à des responsables d'associations françaises, à des banquiers, etc. - de savoir, selon mes interlocuteurs, combien de Françaises et de Français dirigeaient leur(s) propre(s) entreprise(s) dans leur pays d'accueil, les sous-évaluations étaient toujours manifestes.

Voici quelques extraits de l'Etude de 2004 du CES sur cette méconnaissance par nos propres compatriotes des entreprises créées par les autres Français établis dans leur pays de résidence.

"Illustration 3 :
lorsque la question est posée aux Français créateurs de leurs propres affaires en Thaïlande, de savoir combien exercent comme eux leurs talents dans le même pays, les évaluations vont de 100 à 2 250 ! Notre mission économique pense qu’il pourrait y en avoir 7 ou 800. Pour le Mexique, les évaluations des intéressés rencontrés vont de 35 à 1 000. Et pour l’Irlande, de 10 à 250 !

Illustration 4 :

la Mission économique à Bangkok recense environ 270 "entreprises françaises personnelles" en Thaïlande et 130 relevant d’un groupe français. Elle ne disposait pour les premières, au moment de notre passage, que de 74 adresses électroniques permettant de les joindre par Internet...

... Le troisième réflexe consiste à regarder du côté des Chambres de commerce et  d’industrie françaises. Au nombre de 150 réparties dans 75 pays, elles sont regroupées au sein de l’Union des chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger. Elles regroupent environ 25 000 entreprises à l’étranger, comptent près de 600 permanents, et ont un budget autofinancé à 90 % de 32 millions d’euros. L’expérience montre cependant ici que, si beaucoup de nos répondants se sont adressés à la chambre de leur pays au moment de se lancer dans leur projet, la plupart disent avec regret, avoir abandonné l’idée de poursuivre leurs contacts avec elles, incapables qu’ils étaient, au moment où ils investissaient toutes leurs économies dans leur projet, de financer le montant des cotisations annuelles qui leur était demandé. Ils y sont donc très rarement revenus une fois leur affaire en voie de succès...

 

Pour ce qui est des

L’idée de faire passer par nos

Trois

Enfin, les représentants locaux d’

... Le dernier réflexe consiste à examiner d’autres sources possibles.  la Chambre franco-mexicaine de commerce et d’industrie (CFMCI) compte environ 220 adhérents. C’est à l’occasion de nos travaux qu’elle s’est aperçue, avec étonnement, que parmi ceux-ci, 18 seulement relevaient du champ de nos préoccupations ! 

Illustration 5 : 
A ce titre, cinq autres types de sources méritaient de faire l’objet de nos investigations : les associations de Français à l’étranger, nos Conseillers du Commerce Extérieur, nos écoles et banques françaises, ainsi que les représentants de la société Air France à l’étranger. Il est vite apparu que le fait d’être ou non propriétaire de ses propres affaires n’était un critère de suivi de nos compatriotes pour aucune de ces sources possibles d’informations (Thaïlande, Turquie, Congo, Mexique). Si l’adhésion de cette catégorie de compatriotes à l’une ou l’autre des grandes associations de français à l’étranger – Association Démocratique des Français à l'Etranger - Français du Monde (ADFE), Union des Français à l’étranger (UFE), Fédération internationale des accueils français à l’étranger (FIAFE) n’est pas nulle - ils sont un sur deux dans notre enquête via Internet à avoir répondu positivement à la question relative à une telle adhésion -, ils n’y sont pas identifiés en tant que tels, sans compter que les membres de leurs bureaux n’ont pas toujours de connaissances précises quant à leur statut exact, de propriétaire ou de filiale.Conseillers du commerce extérieur, il est apparu que leur concours pouvait être très précieux, mais que cela demandait de passer en revue, avec eux, tous les répertoires et catalogues disponibles, eux-mêmes n’ayant pas sous la main de listes correspondant directement à nos besoins.Ecoles à l’étranger un message aux familles françaises pour qu’elles-mêmes, le cas échéant, ou que les compatriotes qu’elles connaissent en qualité de propriétaires de leurs affaires se manifestent, a été testée à Bangkok et à Mexico. Pour Bangkok, le taux de retour a été très faible : 3 retours originaux – non recensés par ailleurs - pour environ 300 familles. Pour Mexico, probablement en raison des congés scolaires, il n’y a eu aucun retour.banques françaises ont été approchées : deux en Turquie, la dernière au Congo. Dans les trois cas, l’idée que ces compatriotes puissent faire l’objet d’un intérêt et d’un suivi particulier a été infirmée. Cela est par ailleurs corroboré par les réponses à la question du questionnaire thématique sur les aides reçues, pour lesquelles 8 % seulement des compatriotes disant avoir reçu de précieux appuis de « privés », indiquent qu’il s’agissait de banquiers français.Air France en Turquie, au Congo et au Mexique ont été sollicités pour savoir si leurs fichiers-clients leur permettraient de répercuter un message aux Français ayant fondé leurs propres activités dans leur pays d’accueil. La réponse est ici de nouveau négative. Si un effort est manifeste pour fidéliser les grands groupes ainsi que, parfois, les plus modestes entreprises, la qualité « d’entreprise locale à capitaux français » n’est pas pour l’instant un critère retenu."

Il me semble pourtant important que nos compatriotes créateurs soient mieux connus. Non seulement cela devrait leur apporter plus de contacts d'affaire avec d'autres compatriotes... mais cela devrait surtout leur permettre diverses actions collectives de promotion de la "french touch" auprès de la communauté constituée de l'ensembe des habitants de leur pays d'accueil ou encore d'obtenir de nouvelles affaires en provenance de donneurs d'ordre étrangers recherchant des entreprises, commerces et services français dans tel ou tel pays.

Mes recommandations pour y parvenir sont les suivantes :

1) utilisez les pages Annuaire/Pays de de bloc-notes pour vous faire connaître de mes lecteurs (voir la colonne de gauche pour savoir comment procéder) ;

2) crééz une Association ou un Club d'entreprises à capitaux français dans votre pays d'accueil
; ceci devrait vous permettre par exemple : de vous rendre compte du nombre et du réseau que vous représentez ; d'éditer un annuaire des entreprises à capitaux français (pourquoi pas sur CD-Rom à diffuser largement dans le pays dans quelques lieus stratégiques : ambassades, consulats, missions économiques, chambres de commerce, presse et médias français et locaux, etc.), d'organiser des actions collectives de promotion, globales - comme un "Prix annuel de la création française" dans votre pays ou une "Journée portes ouvertes sur les entreprises françaises" dans telle ou telle ville - ou par secteur d'activité ; d'entreprendre des négociations collectives avec les autorités françaises et nationales ainsi qu'avec les banques et assurances françaises ; de créer à très peu de frais un site Internet ou un simple blog accessible à tous des "entreprises à capitaux français" dans votre pays comportant au minimum un répertoire de toutes vos affaires classées par secteur d'activité et toutes vos coordonnées pour pouvoir vous joindre ; d'assister par vos conseils les nouveaux compatriotes se lançant dans la création ; etc. ;

3) même si vous ne l'avez pas fait lors du lancement de votre affaire, pensez à adhérer à la Chambre de commerce franco-X de votre pays une fois votre entreprise dans le vert -
ses diverses réunions, manifestations sont encore un bon moyen de se faire connaître ; si vous êtes nombreux à effectuer cette démarche, vous pourrez aussi penser aux nouveaux et négocier pour eux des adhésions gratuites pour les deux premières années de toute nouvelle création d'entreprise à capitaux français ou, à tout le moins, un tarif très réduit ;

4) faites-vous connaître de notre Mission économique ;
même si elle n'a hélas toujours pas mission de vous recenser et de vous faire connaître, elle pourra vous enregistrer dans une base de donnée qu'elle pourra mettre à la disposition de ses interlocuteurs recherchant des partenaires français dans votre pays...

Si vous avez réalisé d'autres actions pour vous faire connaitre ou si vous avez d'autres idées sur la question, n'hésitez pas à m'en faire part.

Bien à vous et... à demain. 

Commenter cet article