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CREATRICES ET CREATEURS D'ENTREPRISES A L'ETRANGER

102 - ATTENTION... DANGER POUR LES CREATRICES ET CREATEURS A L'ETRANGER

10 Avril 2006, 22:00pm

Publié par GERARD

Gros soucis en perspective avec le projet de nouvelle loi sur l'immigration !

Ce bloc-note n'a pas pour objet d'aborder l'ensemble des questions politiques françaises. Mais il n'hésitera jamais à sortir un CARTON ROUGE quand des mesures en cours ou à l'étude auront pour conséquence de compliquer la vie des créatrices et créateurs français à l'étranger.

C'est le cas du nouveau projet de loi sur l'immigration.

Depuis l'étude du CES sur nos créateurs hors de France nous savons que, s'ils revendiquent fortement leur nationalité, très souvent, leur conjoint a la nationalité de leur pays d'accueil et les enfants sont largement bi-nationaux.

96 % de nos créateurs sont français de naissance et 4 % le sont devenus par naturalisation. Quant aux conjoints, si 39 % sont nés français (50 % en Afrique, 53 % en Amérique mais 19 % en Europe), 15 % le sont devenus par naturalisation (7% en Afrique),  et 46 % ne sont pas français mais d'une autre nationalité (30 % en Amérique et 67 % en Europe !), généralement celle du pays d'accueil.

Et si 84 % de leurs enfants sont nés français et 3% ont été naturalisés, 11 % sont d'une autre nationalité tandis que 58 % sont bi-nationaux (80 % en Amérique).

Or le nouveau projet de loi, s'il n'est pas corrigé, aura pour effet de rendre plus contraignante l'immigration légale des conjoints de Français et de leur famille ! 

Bien entendu pour ces familles il y aura toujours la possiblité d'entrer avec des visas de court séjour... puis de faire appliquer la Convention européenne des droits de l'Homme qui les protégera de toute expulsion. Mais doit-on en arriver à cette extrêmité avec, comme le signale Patrick Weil, chercheur et spécialiste des questions de nationalité et d'immigration, la multiplication générée par la loi de l'immigration durable clandestine et de personnes "ni régularisables, ni expulsables" ?

Nous aurions alors des situations encore plus ubuesques que celle décrite ci-dessous, avec très peu d'exagération mais en regroupant plusieurs cas vécus, rapportés par un créateur en Amérique lors de l'étude du CES.

« … Le Père… n’a été aidé ni par le consulat où il s’est immatriculé, ni par la communauté pour s’établir en « C ». Aux réunions sociales et culturelles organisées par l’ambassade, il n’a jamais été invité formellement. Il évite d’aller au consulat depuis le jour où on l’a reçu comme un chien galeux. Il ne votera donc plus et le consulat perdra sa trace le jour de son prochain déménagement… Les trois enfants seront temporairement scolarisés au lycée français. Ils sont tous nés en « C »… L’Aîné, pour entrer en France, étant donné sa double nationalité, devra établir deux passeports : l’un « Cienolandais », qui coûte moins de 2 % du salaire de son père, et l’autre, français, qui représente plus de 10 % de ce même salaire… Le Cadet suivra normalement ses études, obtiendra son baccalauréat sans avoir pu bénéficier d’une bourse au lycée vu le « haut » salaire du père. Est-il normal que la scolarité d’un enfant français soit payante dans un lycée français ? Non, bien sûr. Puis il obtiendra un diplôme universitaire « Cienolandais », sans équivalence avec un diplôme français, ce qui le condamnera à exercer en « C », avec un salaire de misère semblable à celui du Père… Quant à la Fille, elle arrêtera ses études, fera des enfants et vivra loin de la capitale. Elle mènera une vie heureuse avec son mari, vétérinaire à la campagne, et parlera un français moyen que ses enfants comprendront peu… La génération suivante de la famille conservera son passeport français mais votera sans conviction, car elle aura perdu à tout jamais la saveur de la France… »

Si vous avez déjà vécu des situations de ce type, merci de bien vouloir m'adresser un petit message.

Bien à vous.

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