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Au 11 septembre 2011 = plus de 228.000 visiteurs ont consulté plus de 776.000 pages.   

Le 10 septembre 2011, l'article : 309 - Les Français de l'étranger vus... de l'étranger.

Au cours des sept derniers jours, l'article : 39 - Créer son entreprise à l'étranger...

Au cours des 30 derniers jours : l'article : 39 - Idem.

Au 31 janvier 2011, depuis la création (du blog...) : l'article 39 - Créer son entreprise à l'étranger

suivi de : 47 - Annuaire des créatrices et créateurs  français à l'étranger.

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Editorial

Créatrices et créateurs d'entreprises à l'étranger, chers amis,

Mon parcours professionnel m'a conduit, depuis 1960, dans de nombreux pays étrangers, en mission ou en séjour.

Ces voyages m'ont permis de constater le dynamisme de mes compatriotes, femmes et hommes, à la tête de leurs propres affaires et leur très souvent excellente intégration dans leur pays d'accueil.

En même temps, j'ai relevé combien, en France, leur rôle était très méconnu, sinon méprisé.

C'est pourquoi, alors que je représentais les "   Français établis hors de France "   au Conseil économique et social, j'ai voulu réaliser une étude à leur sujet - disponible dans les "   Liens "   à droite, intitulée "   Un atout pour notre pays, les entreprises créées par les Français établis hors de France "  - et formuler de nombreuses recommandations simples et généralement peu coûteuses pour leur rendre l'hommage qu'ils méritent et encourager leur développement.

Aujourd'hui retraité, j'ai décidé - sans m'y connaître vraiment en blogologie, qu'on me le pardonne - de leur dédier un bloc-note en espérant que, avec leur concours, nous pourrons "   faire avancer les choses"   les concernant.

Dans leur intérêt, dans celui de leur pays d'accueil, dans celui de la France !

 

Et puis, si l'actualité ne s'y prête pas... je vous livrerai quelques "   coups de gueule "   comme dans l'article 857...

 

Bien amicalement à vous.

Jacques GERARD

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Après les mesures à prendre en vue d'éventuels troubles, la crise...
 
C’est la période qui commence avec les premiers troubles qui préoccupent nos compatriotes et nos autorités et qui se termine avec le retour au calme ou l’évacuation. Ces troubles peuvent être de toutes sortes de natures allant des cataclysmes naturels aux événements « politiques ». Ils déclenchent la mise en œuvre du Plan de sécurité.
 
Les commentaires et suggestions qui suivent concernent aussi bien ce qui doit être fait à Paris que sur place ou dans les pays voisins.
 
1. L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE
 
11. Les cellules de crise
 
Dès apparition d’une « crise », de nombreuses actions sont mises en route. 
 
Dès apparition d’une crise, une « cellule » est activée au MAE, une autre dans le pays concerné et – normalement - une dans chaque pays voisin ou susceptible de jouer un rôle au cours d’une éventuelle évacuation.
 
A Paris, la cellule doit systématiquement être élargie à l’ensemble des partenaires éventuellement mobilisables pour les besoins de la cause et notamment : les compagnies aériennes et « Aéroports de Paris », les Trésoriers-payeurs de la Coopération et du MAE, l’Association Professionnelle des Banques...
 
Sur place et dans les pays voisins, les cellules de crise devraient être composées de l’ensemble des Commissions consulaires de sécurité, complétées selon les besoins.
 
Pendant toute la durée de la crise, il est évident que les Ambassadeurs concernés (= du pays touché + des pays voisins ou susceptibles de jouer un rôle pendant l’évacuation), et tous leurs collaborateurs, doivent avoir pour mission claire, ferme et permanente d’apporter tout leur soutien aux opérations menées et en particulier aux éventuelles missions d’appui dépêchées par Paris sur place, et non seulement - comme cela a déjà été le cas - « dans toute la mesure du possible... ».
 
12. Le « bureau de crise »
 
Au-delà de la cellule - porvisoire - de crise, il ne serait pas mauvais de formaliser de manière permanente un « bureau de crise ».
 
Celui-ci serait en sommeil quand tout va bien et immédiatement ré-activé à chaque crise.
 
Un tel bureau pourrait constituer le « guichet unique » nécessaire pour répondre correctement, pendant et après la crise, à toutes les questions qui peuvent se poser aux compatriotes en pré-évacuation, en cours d’évacuation, ou rapatriés.
 
2.                  LES TROIS ETAPES DE LA CRISE
 
21. La première phase
 
Dès l’apparition d’une crise, diverses « cellules de crise » se mettent en place. L’une à Paris, au MAE, l’autre à notre ambassade dans le pays concerné, d’autres, éventuellement, dans un ou plusieurs autres pays voisins pouvant faciliter l’évacuation.
 
Un équipement de communication directe avec l’ambassade est alors fourni aux îlotiers qui reçoivent par ailleurs les consignes à retransmettre à nos compatriotes. Généralement, dans cette première phase, il s’agit de rester chez soi.
 
Si, hors tout contexte de crise, il semble plus qu’évident qu’il convient de respecter strictement ces consignes, cela peut l’être moins quand celles-ci sont lancées…
 
Ainsi, il peut être précisé de ne pas se précipiter à l’Ecole française pour y récupérer ses enfants. Cela signifie que la cellule locale de crise, en liaison avec certains moyens locaux, prend en charge ce problème et souhaite à juste titre ne pas voir la ou les routes d’accès à cette école encombrées.
 
Quelles que soient les préoccupations bien légitimes de tout parent, il faut s’en tenir absolument aux consignes reçues, il en va de la survie même de nos enfants.
 
Il convient ensuite de rester à l’écoute de son îlotier et – le cas échéant – de participer à la « chaîne » qui a été antérieurement constituée pour que les directives parviennent à tous nos compatriotes.
 
Si les enfants sont à la maison, il est très important de les occuper à toutes sortes d’activités culturelles ou ludiques et de leur éviter tout contact direct avec ce qui peut se passer à l’extérieur. D’où l’importance des stocks dont il a été parlé dans la note précédente sur l’avant-crise. Surtout si cette phase « à la maison » dure plusieurs jours ou semaines comme cela s’est déjà produit.
 
Pour les cellules mobilisées dans les pays voisins, l’expérience passée nous conduit à souhaiter qu’elles soient composées de tous les membres des Comités consulaires de sécurité. Nous souhaitons également que des consignes plus fermes et permanentes leur soient connées d’apporter tout leur soutien aux opérations menées et en particulier aux éventuelles missions dépêchées sur place de Paris et non seulement, comme cela a été le cas dans le passé, « dans toute la mesure du possible… »
 
Nous souhaitons également – si ce n’est déjà acquis – que nos attachés militaires aient une mission permanente d’actualisation des cartes et photographies aériennes dont ils disposent, tant pour le pays où ils servent que pour toutes les zones frontalières avec l’ensemble des pays voisins.
 
22.                  La deuxième phase
 
Elle a pour objet de regrouper toute la population concernée, avant éventuelle évacuation. C’est au moment de son déclenchement que vous recevrez les consignes concernant la façon de réaliser ce regroupement, soit en vous rendant par vos propres moyens au lieu qui vous sera alors désigné, soit en vous informant de la procédure de « recueil » par des moyens appropriés.
 
Bien entendu, il conviendra de n’emporter que le strict minimum comme déjà évoqué dans l’article précédent sur l’avant-crise.
 
La période de vie en regroupement peut durer de quelques heures à plusieurs jours ou semaines. Le moral de tous et la bonne humeur y sont essentiels. Respectons de nouveau strictement toutes les instructions reçues, mettons-nous au service des personnels militaires chargés de l’évacuation, réconfortons les plus inquiets, occupons intelligemment les enfants…
 
23. La troisième phase
 
C’est celle de l’évacuation proprement dite. Tous les scénarios sont possibles : évacuation directe ou par étapes, voies maritimes, terrestres, fluviales, aériennes…
 
Nos forces militaires y sont entraînées et compétentes. Y compris sur le plan psychologique où l’action psychologique de nos personnels militaires est reconnue comme excellente. Il reste cependant à dire dans ce domaine, ainsi que sur le plan pratique.
 
Sur le lieu de départ pour l’évacuation, ou en cours de routes lors de l’étape intermédiaire éventuelle, il serait souhaitable :
 
¨      de recenser les personnes qui auront des difficultés, notamment de logement à leur arrivée en France plutôt que de recenser celles dont il sera possible de « convoquer » les familles en vue de leur prise en charge à l’aéroport par celles-ci ; les deux choses peuvent évidemment se faire en même temps, mais l’approche psychologique proposée ici est certainement nettement meilleure ;
¨      d’alléger le dispositif psychologique à Paris parfois ressenti comme « stressant », au profit du dispositif d’appuis matériels ;
¨      de proposer un secours financier immédiat aux personnes parties sans un sou ;
¨      de mettre en place un « poste » de change pour ceux qui ne disposeraient que de liquidités en devises locales.
 
Il faut également noter que le nombre et la qualité des logements pour Français rapatriés, en période de crise, peuvent demeurer largement insuffisants.
 
¨      Il serait souhaitable d’obtenir du ministère de la défense la transformation de certains bâtiments et mess devenus inutiles depuis la réforme des Armées en Centres provisoires de rapatriement pour compléter les moyens – qui pourraient être rapidement insuffisants en période de vaste crise ou de crises multiples – actuel du CEFR (Centre d’Entraide aux Français Rapatriés).
 
Il serait également hautement souhaitable que le « bureau de crise » ré-activié du MAE précédemment évoqué devienne un « guichet unique » permettant, tout le temps nécessaire, de réunir toutes les compétences interministérielles ou privées en vue d’y traiter vite les questions suivantes :
 
¨      pièces d’identités perdues, abandonnées, volées, dont permis de conduire, livret de famille, cartes diverses dont les cartes bancaires, de Sécu, chéquiers, attestation de participation à la journée d’appel de préparation à la défense, etc.
¨      inscriptions scolaires malgré l’absence de justification d’un domicile fixe ;
¨      accès à une aide financière immédiate et aux aides financières et allocations diverses, familiales, RMI, Assedic, logement social…
¨      inscription à la Sécurité sociale et accès aux soins et hospitalisations ;
¨      obtention d’attestations et ou certificats divers ;
¨      change sur place et non à la Banque de France ; ouverture de comptes bancaires sans domicile fixe…
¨      constitution de dossiers de pertes de biens ;
¨      appuis concrets et juridiques pour tous recours en tous genres, notamment envers certains employeurs publics, privés, internationaux, multilatéraux.
A demain pour l'Après-crise.
Bien à vous.
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