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CREATRICES ET CREATEURS D'ENTREPRISES A L'ETRANGER

164 - Créer son entreprise en Inde

27 Juin 2006, 22:01pm

Publié par GERARD

L'Inde souhaite l'implantation d'entreprises à capitaux français

C'est ce qui ressort des déclarations du ministre des finances de l'Inde, le 15 juin dernier à Lyon, telle qu'ainsi rapportées par Sylvie Huc pour www.Infos.actusite.fr 

"... Des secteurs en expansion

Palaniappan Chidambaran a vanté les innombrables atouts de son pays : « Depuis 1992, l?Inde s?est engagée sur la voie de la libéralisation, meilleur moyen d?accélérer le taux de croissance et de régler les problèmes comme la pauvreté. Depuis trois ans, le taux moyen de croissance est de 8 %, le taux d?inflation est modéré, nous avons beaucoup de réserves de liquidités ». En contribuant à l?augmentation du pouvoir d?achat de la population, ce taux de croissance élevé va tirer la consommation vers le haut. De ce fait, les besoins à satisfaire vont augmenter dans de nombreux domaines : infrastructures, énergie, eau, transports, déchets, nouvelles technologies. L?Inde est amenée à se transformer en un centre de production très important. « Nous sommes certains que nous pourrons faire un centre industriel mondial à faible coût et de très bonne qualité » affirme Palaniappan Chidambaran. Les constructeurs automobiles et les grands opérateurs de téléphonie mobile étrangers comme Alcatel et Motorola se sont d'ores et déjà rapprochés de la demande locale, forte d?une classe moyenne de 300 millions de consommateurs. Reste à convaincre les Pme plus frileuses.

Un appel aux PME

Le ministre indien est persuadé quelles ont un rôle moteur à jouer dans le développement de son pays en collaboration avec les PME locales, qui pourraient bénéficier de transferts technologiques. « Il y a une place à prendre pour ces moteurs d?innovations, créatrices d?emplois, et qui ont les qualités d?une structure souple favorisant la réactivité », estime-t-il. Il a rassuré les investisseurs potentiels sur les lourdeurs administratives et la complexité de la fiscalité indienne « Il faut faire voler en éclat la rumeur selon laquelle la fiscalité est compliquée. Le taux des impôts est raisonnable. L?Inde est un pays concurrentiel », a-t-il rajouté. Au niveau local, tout est d?ailleurs mis en ?uvre pour expliquer les lois aux étrangers. De surcroît, des structures françaises spécialisées dans les implantations à l?étranger peuvent aider les chefs entreprises, à l?instar d?Ubifrance, du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CCE) et des Chambres de commerce et d?industries (CCI) ou d?ERAI pour l?Inde.

Des secteurs protégés

Reste que l?ouverture du marché indien n?est pas encore totale. Pour investir pleinement dans certaines activités agricoles, les professions libérales, l?immobilier résidentiel et la distribution de détails, les investisseurs devront encore s?armer de patienter. Des verrous qui devraient cependant tomber progressivement, de l?avis du ministre.

Pour les derniers irréductibles, il faut rappeler que l?Inde offre un vivier de main d??uvre très qualifiée. Plus de 200.000 ingénieurs diplômés arrivent chaque année sur le marché, soit le triple du nombre observé aux Etats-Unis et le double de celui observé en Europe.
S?implanter dans un pays qui comptera demain au nombre des grandes puissances mondiales, semble un bon pari sur l?avenir. 270 entreprises françaises semblent en tout cas y croire.

Sylvie Huc"

Le ministre a principalement évoqué les PME de France et est conscient des difficultés qui demeurent dans nombre de secteurs dans lesquels les créatrices et créateurs à leur propre compte se lancent plus facilement.

L'Inde n'en devient cependant pas moins une destination à ne pas négliger comme l'a d'ailleurs déjà prouvé l'équipe de l'ESSEC dont j'ai déjà parlé à l'occasion du concours SIFE 2005.

Bien à vous.

PS : SIFE vient de m'inviter à participer au jury des épreuves préliminaires de la finale mondiale du Concours 2006, le 12 septembre prochain.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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163 - Hymne à l'expatriation

26 Juin 2006, 21:54pm

Publié par GERARD

Autant la chanson "Anciens Combattants" de l'artiste congolais Zao mériterait de devenir un Hymne international, autant le plaidoyer récent du Secrétaire général des nations-Unies Kofi Annan, sonne comme un hymne aux créatrices et créateurs expatriés ! 

Le voici, tel que publié sur le site de Maroc Soir il y a moins de 15 jours... 

"Depuis qu'il y a des frontières, les hommes les franchissent pour visiter les pays étrangers mais aussi pour y vivre et y travailler. Chacun prend alors des risques, animé par la volonté de surmonter l'adversité et de vivre mieux.

C'est cette volonté qui est depuis toujours le moteur du progrès. L'histoire nous enseigne que les migrations non seulement améliorent le sort de ceux qui s'exilent mais font avancer aussi l'humanité tout entière.
Et le présent nous le confirme.

Le rapport que j'ai soumis le 6 juin à l'Assemblée générale des Nations unies s'inspire d'études qui montrent que les migrations sont avantageuses, en tout cas dans le meilleur des cas, pour les migrants eux-mêmes et pour les pays qui les accueillent, et même pour les pays qu'ils quittent.

Cela mérite une explication. Dans les pays d'accueil, les immigrés assument des fonctions essentielles dont les habitants ne se chargent pas volontiers.
Ils assurent de nombreux services personnels indispensables à la vie sociale : ils s'occupent des enfants, des malades et des vieillards, ils ramassent les récoltes, ils préparent les repas, ils nettoient les maisons et les bureaux.

Mais il ne faut pas croire qu'ils ne font que de petits boulots et de basses besognes : près de la moitié des adultes de plus de 25 ans arrivés dans les pays industrialisés dans les années 90 étaient très qualifiés.

Qualifiés ou pas, beaucoup ont montré assez d'initiative pour créer leurs propres entreprises, qui vont de l'épicerie ouverte jour et nuit jusqu'à Google, le géant de l'Internet.

D'autres sont artistes ou écrivains et enrichissent de leur créativité la culture de leur ville d'accueil.

Les immigrés accroissent aussi la demande de biens et de services, renforcent la production nationale et, d'une manière générale, versent à l'État plus d'impôts qu'ils ne réclament d'aides et de prestations sociales.
Dans des régions comme l'Europe dont la population stagne ou ne croît que très lentement, les jeunes arrivant de l'étranger aident à redresser les caisses de retraite en déficit de financement.

Au total, les pays qui accueillent des immigrés et savent les intégrer sont parmi les plus dynamiques du monde en termes économiques et sociaux aussi bien qu'en termes culturels.

En amont, les pays d'origine profitent des fonds que les émigrés envoient chez eux qui, l'année passée, représentaient 232 milliards de dollars, dont 167 milliards destinés à des pays en développement. Soit davantage [note de gerardja : plus de deux fois plus] que l'aide publique au développement actuellement accordée par la totalité des donateurs, sans que ces fonds puissent bien sûr s'y substituer.

Leurs destinataires ne sont pas les seuls à en bénéficier, il y a aussi ceux qui fournissent les biens et les services auxquels cet argent est consacré. Au total, le revenu national augmente, l'investissement est stimulé.

Les familles dont un membre travaille à l'étranger consacrent davantage d'argent à l'éducation et quand elles sont pauvres – comme dans "Le mandat", ce classique du cinéma sénégalais [note : d'Ousame Sembene, à voir absolument ! ] – ces envois leur font parfois découvrir la vie financière, les banques, les coopératives de crédit et le microfinancement.

Les gouvernements eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à comprendre que leurs citoyens expatriés peuvent participer au développement et ils cherchent à resserrer leurs relations avec leurs émigrés.

Ils leur octroient la double nationalité, permettent le vote à distance, renforcent les services consulaires et collaborent avec eux à l'amélioration de leur milieu d'origine, multipliant ainsi les effets positifs de l'émigration.

Dans certains pays, des associations d'émigrés assurent la transformation de leur société d'origine en envoyant collectivement des fonds qui servent à soutenir telle ou telle réalisation locale.

Les émigrés qui réussissent investissent souvent dans leur pays d'origine et incitent les autres à suivre leur exemple.

Avec les qualifications qu'ils ont acquises, ils concourent au transfert de technologies et de connaissances.

L'industrie indienne du logiciel, par exemple, doit en grande partie sa vitalité aux réseaux très actifs qui se sont créés à l'extérieur et en Inde même entre expatriés, émigrés revenus et chefs d'entreprise indiens. Après avoir travaillé en Grèce, les Albanais rapportent dans leur pays un savoir-faire agricole qui leur permet d'accroître la production.

Certes, il est indéniable que les migrations ont des effets négatifs, même si, paradoxalement, les pires résultent des efforts que l'on fait pour en maîtriser les flux : ce sont les immigrés illégaux ou sans papiers qui sont les plus exposés aux agissements des passeurs, trafiquants et exploiteurs de toutes sortes. Il est également indéniable qu'il y a des tensions d'adaptation entre habitants établis et nouveaux arrivants, surtout quand leurs croyances, leurs coutumes et leurs formations sont très différentes.

Enfin, il est indéniable qu'un pays pauvre subit une perte quand il voit partir ceux de ses citoyens dont il a le plus besoin – par exemple le personnel de santé de l'Afrique australe –, attirés par les salaires et la qualité de la vie à l'étranger.

Mais les pays apprennent à gérer ces problèmes et ils le font d'autant mieux qu'ils le font ensemble et tirent chacun la leçon de ce qu'ont fait les autres.

Tel est le sujet du «débat de haut niveau» que l'Assemblée générale consacrera en septembre aux migrations et au développement.

On n'attend d'aucun pays qu'il abandonne la maîtrise de ses frontières et de ses politiques, mais tous les pays et tous les gouvernements peuvent tirer profit du dialogue et de l'échange d'idées. C'est pourquoi j'espère que le débat de septembre marquera un début et non une fin.

Tant qu'il y aura des nations, il y aura des migrants. On aura beau souhaité le contraire, les migrations [se poursuivront ?].

Il ne s'agit donc pas d'empêcher les migrations mais de mieux les gérer et de faire en sorte que toutes les parties coopèrent davantage et comprennent [leur intérêt ?].
Les migrations ne sont pas un jeu à somme nulle mais un jeu où il ne peut y avoir que des gagnants."

Je veux croire que ce débat prendra en compte les émigrés créateurs d'entreprises et donc d'emplois, de salaires et donc de revenus, d'importations et donc d'échanges internationaux, de technologies et donc de transferts...

Toute mon amitié.

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162 - Bretons et Corses à l'étranger

25 Juin 2006, 22:13pm

Publié par GERARD

Nouvelle initiative bretonne

C'est Stéphane, de Tokyo qui nous en informe. Cela se passe ici :

http://www.bzhnetwork.com/

et c'est "en construction".

Des compatriotes bretons ont pris l'initiative de créer un réseau dont la vocation principale semble être de créer des liens professionnels. Ils le présentent comme suit :

"Planète BZH" permet aux Bretons (en Bretagne ou voyageurs) de se rencontrer, d'informer et d'échanger sur un large réseau interconnecté au plan mondial par pays, régions, villes du monde. Tout le monde peut réagir, lancer des échanges d'information, présenter des expériences personnelles, proposer des pistes professionnelles ...

Le site propose actuellement des Liens avec la Grande-Bretagne, le Pays de Galles, l'Irlande, le Luxembourg, la Suisse, Hambourg, la Belgique, la Californie, Nex-York, le Canada, la Chine, Hong-Kong, La Réunion, la Polynésie, l'Afrique, diverses villes de France ainsi qu'une bonne quinzaine de blogs de Bretons à l'étranger.

C'est un début prometteur...

Mais, quid des Corses ?

Il y a plusieurs semaines déjà qu'une compatriote corse, chef d'entreprise à l'étranger, m'a sollicité pour idientifier des contacts et réseaux corses à l'étranger.

Je viens encore de passer un moment sur la toile. Mais sans succès pour détecter l'équivalent corse du site indiqué ci-dessus pour les Bretons.

Je suis donc preneur de Liens si vous en connaisez. Pas seulement pour les Corses d'ailleurs, mais aussi pour chacune des régions françaises et de leurs ressortissants créatrices et créateurs à l'étranger.

Merci d'avance.

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161 - Indonésie - Malaisie - Thaïlande - Singapour

24 Juin 2006, 22:41pm

Publié par GERARD

 

Les Missions économiques vous informent : dernières statistiques synthétiques

Les Missions économiques françaises à l'étranger, services extérieurs de la Direction du Trésor et de la Politique Economique, suivent régulièrement l'économie des pays où elles sont implantées.

Celles de quelques pays d'Asie du Sud-Est viennent de mettre en ligne les dernières synthèses qu'elles ont réalisées. Ces données sont accessibles gratuitement. Leur but est de fournir les éléments vous permettant une analyse de risques.

Les liens ci-dessous vous permettront de vous connecter directement sur ces synthèses concernant l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et Singapour.

http://www.missioneco.org/thailande/documents_new.asp?V=1_PDF_121455

http://www.missioneco.org/singapour/documents_new.asp?V=1_PDF_121441

http://www.missioneco.org/indonesie/documents_new.asp?V=1_PDF_121456

http://www.missioneco.org/malaisie/documents_new.asp?V=1_PDF_121453

En quelques graphiques, tableaux et commentaires portant sur les principaux indicateurs économiques, la monnaie et le commerce, les financements extérieurs de l'économie, ces synthèses conduisent à une annalyse baptisée "Risque / Potentiel".

Sont ensuite analysés le commerce extérieur et la production, le PIB par composante de demande, les indicateurs conjoncturels de production et de ventes de détail et les capacités de production (taux de chômage et équilibre épargne / investissement).

Un lien peut vous renvoyer à une page d'économiqe générale explicative des indicateurs retenus.

C'est bien fait. Cela peut être utile à toute créatrice et à tout créateur s'intéressant à l'un ou l'autre des pays concernés.

Si c'est votre cas, n'hésitez pas... Bien à vous.

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160 - Toutes mes excuses

23 Juin 2006, 22:55pm

Publié par GERARD

Un programme très chargé

Plusieurs réunions ce jour dont une qui vient de se terminer, le visionnage (en accéléré...) du superbe match France-Togo qui a vu une équipe du Togo très active et dynamique et une équipe de France retrouver ses anciennes marques, le tout ajouté à la perspective de me lever très tôt dans quelques heures pour un Colloque au Sénat... ce programme intense me conduit à vous présenter mes excuses pour ce jour.

Si vous le voulez bien, je vous retrouverez demain... 

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159 - Vos élus, ADFE / UFE

22 Juin 2006, 22:02pm

Publié par GERARD

Deux principales associations se présentaient à vos suffrages le 18 juin

J'extrais du site de la plus ancienne des deux - l'UFE -, les résultats provisoires du vote du 18 juin dernier renouvelant vos élus à l'Assemblée des Français de l'Etranger pour l'Europe, l'Asie et le Pacifique.

LISTE COMPLÈTE DES ÉLUS 2006 (EUROPE ET ASIE)

(par circonscription électorale)

Abou Dabi Maryse LAURENTI (UFE) ; Guy MAKKI ( ? ) ; Elisabeth AL YOUSSOF (ADFE)

Andorre Jean PUJOL (RFE) .

Amsterdam Tanguy LE BRETON (ADFE) .

Athènes Nelly MULLER (RFE) ; Chantal PICHARLES (ADFE) ; Hervé LE BOUCHER (UFE).

Bangkok Marc VILLARD (ADFE) ; Alain-Pierre MIGNON (UFE) ; Michel TESTARD (ADFE).

Beyrouth Jean-Louis MAINGUY (UFE) ; Denise REVERS-HADDAD (RFE) ; Marcel LAUGEL (UFE).

Berlin Claude CHAPAT (ADFE) ; Paul CLAVE (UFE) ; Catherine URBAN (UFE) ;

Patricia NEU-BLOTENBERG (ADFE).

Bruxelles Jean-Yves LE BORGN' (ADFE) ; Jean-Jacques RATEAU (ADFE) ; Gabriele THERY-MONSEU (UFE) ;

Georges-Francis SEINGRY (RFE) ; Francine BOUGEON-MAASSEN (ADFE) ;

Alexandre LAURENT (UFE ).

Dublin Helène CONWAY (ADFE) ;

Genève Jean-Pierre CAPELLI (ADFE) ; Claudine SCHMID (UFE) ; Pierre OLIVIERO (UFE) ;

Jean-Jacques POUTRIEUX ( ?) ; Marie-Francoise de TASSIGNY ( ?) ; Marceau KAUB (ADFE).

Lisbonne Alain VALES (UFE).

Luxembourg Pierre GIRAULT (UFE).

Londres Olivier CADIC (UFE) ; Olivier BERTIN (ADFE) ; Marie-Claire SPARROW (RFE) ;

Laurence GOUGEON (UFE) ; Anne-Colette LEQUET (ADFE) ; Daniel COCCOLI (UFE).

Madrid Soledad MARGARETO (ADFE) ; Francis HUSS (UFE) ; Jean-Michel NESINS (ADFE) ;

Alain NAEDER (UFE) ; Monique MORALES (ADFE).

Monaco Christophe FRASSA (UFE).

Moscou Cédric ETLICHER (ADFE).

Munich Bernard CARIOT (UFE) ; Claudine LEPAGE (ADFE) ; Martine SCHOEPPNER (UFE);

Claude VILLEROY de GALHAU (UFE) ; Bernard LORON (UFE) ; Michel CHAUSSEMY (ADFE).

New Delhi Jacques COFFRANT (UFE) ; Achille FORLER (UFE).

Pondichéry Hugh THOMAS (RFE) ; Vajoumouny SHANKAR (RFE).

Rome Dominique DEPRIESTER (ADFE) ; Robert LABRO (?) ; Raymond PETRI-GUASCO (RFE) ;

Armanda MIRANDA (ADFE) .

Stockholm Marie-Josée CARON (RFE) ; Nadine PRIPP (UFE).

Sydney Marie-Claire GUILBAUD (ADFE) ; John MAC COLL (UFE) ; Jeannine SANDMAYER (UFE).

Tel Aviv Catherine (Daphna) POZNANSKI (ADFE) ; Jacquot GRUNEWALD (ADFE) ;

Claude DAWIDOWICZ (ADFE) ; Sadia SEMHOUN (?).

Tokyo Gérard DELEENS (UFE) ; René AICARDI (ADFE) ; Francis NIZET (RFE) ; Thierry CONSIGNY (UFE).

Vienne Jean-Yves LECONTE (ADFE) ; Jean-Pierre VILLAESCUSA (RFE) ; Louis SARRAZIN (ADFE)

J'extrais du site de la seconde, l'ADFE-Français du Monde, un document qui peut intéresser toutes les créatrices et créateurs ayant des adolescents à orienter vers le Supérieur en France.

Il s'git d'un Guide au format pdf que vous trouverez ici :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/21/16/49/guidepratiqueenseignementfr.pdf

Les sites de ces deux associations se trouvent ci-dessous :

 http://www.francais-du-monde.net/

http://www.ufe.asso.fr/ 

Très bonnes lectures...

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158 - Les ambitions pour l'Afrique du nouveau Président de la BM

21 Juin 2006, 21:50pm

Publié par GERARD

Hôtel "The Mandarin" - Washington D.C. - Le 7 juin 2006

C'est lors d'un Forum sur les investissements organisé dans le cadre de l'AGOA (Africa Growth and Opportunity Act) que le nouveau (nommé l'an passé) Président de la Banque Mondiale s'est exprimé comme suit sur l'économie africaine.

Convaincu que ce sujet intéresse une partie d'entre-vous, amis créatrices et créateurs à l'étranger, je vous livre cet entretien in extenso.

"PRÉSIDENT WOLFOWITZ : Merci. Pour moi, c'est comme me retrouver à la maison. L'année dernière, vous aviez eu l'amabilité de présider cette session, pas très loin de la Banque, je ne me souviens plus exactement de l'endroit où c'était. En repensant à cette période, je pensais, à propos de la façon dont je voyais l'Afrique en entrant en fonction il y a un an, qu'il pourrait être utile de revenir sur deux choses qui ne furent pas une surprise et deux autres qui le furent. Et je voudrais commencer par un fait lamentable qui n'a pas été une surprise et qui m'a fait dire dès le début que l'Afrique devait être la première priorité de la Banque mondiale à cette étape de l'histoire. Un fait est très triste à constater : si, au cours des 20 à 25 dernières années, des efforts remarquables ont été entrepris pour lutter contre la pauvreté à travers presque tout le monde en développement - d'une certaine manière, un demi milliard de gens y ont échappé dans les deux dernières décennies, pour la plupart en Chine évidemment à cause de la très forte croissance du pays mais aussi en Inde et beaucoup en Amérique latine - l'Afrique, où il y a vingt ans on comptait 150 millions de gens très pauvres, est elle malheureusement restée le mouton noir. Aujourd'hui ce chiffre a doublé et correspond à près de la moitié de la population de l'Afrique subsaharienne. Cela doit être une préoccupation, pas seulement pour les Africains mais, à mon sens, pour tout le genre humain. Et si vous n'arriver pas à considérer cette question simplement du point de vue moral et humain, que ce soit au moins au nom de votre propre intérêt. Notre monde ne peut être sain si une grande partie de sa population reste à la traîne.

Je savais cela et je savais en quoi cela pouvait être important. Entendre parler de la pauvreté, de la maladie et de la faim en Afrique n'est pas une surprise.

Je n'ai pas non plus été surpris de découvrir au cours de ma première visite en Afrique, en juin dernier, un phénomène que j'avais déjà pu observer ailleurs dans le monde en développement, notamment en Indonésie où j'ai eu l'occasion de servir pendant trois ans en tant qu'ambassadeur des États-Unis, et qui est que partout dans le monde, les gens, et je pense tout spécialement les gens pauvres, auxquels une chance est donnée, tenteront de construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et surtout pour leurs enfants. Je veux dire que la volonté de prendre soin de ses enfants est certainement un des moteurs humains fondamentaux les plus universels. Lorsque les pauvres ont cette chance, ils travaillent incroyablement dur. En fait, ils travaillent plus dur que la plupart d'entre nous, qui vivons dans le confort, n'en avons l'habitude. Et, j'ai vu cela en Afrique, tout comme je l'ai vu en Indonésie, en Asie et en Amérique latine.

 

Ce dont les pauvres ont besoin, c'est d'une chance pour déployer cette énergie, cette motivation et cette volonté de travailler dur pour réussir. Et maintenant, laissez-moi revenir à mes deux surprises. La première est un petit exemple personnel qu'il convient toutefois de mentionner. Au cours des douze derniers mois, j'ai été à six ou sept reprises, approché dans ce pays, par des immigrés venus d'Afrique. L'un d'eux, originaire du Sénégal, travaillait dans une pharmacie à Cleveland Park. Un autre était, je crois, un étudiant tanzanien embauché dans un magasin d'équipements informatiques du Maryland. Le plus surprenant arriva lorsque au cours d'une visite à ma fille inscrite en première année dans une université de Caroline du Nord, elle m'a expliqué : « Papa, l'objectif du week-end des parents est de vous permettre d'amener vos enfants faire les magasins ». Nous sommes donc allés dans un centre commercial à Durham, en Caroline du Nord et pendant que j'attendais qu'elle termine ses achats, un Kenyan est arrivé et a commencé à me parler. Rachel s'est joint à la conversation. Après le départ de notre interlocuteur, ma fille m'a dit : « Tu sais, je doute qu'il y ait dix personnes aux États-unis capables de reconnaître en toi le président de la Banque mondiale dans un centre commercial. Ce doit être parce que la Banque mondiale est très importante pour le Kenya. » J'ai répondu « Ouais, c'est vrai ! ». Et dans un sens, j'espère qu'un jour ce ne sera plus vrai.

 

Mais ce qui m'a impressionné, c'est la manière dont ces immigrés réussissent, à quel point ils font attention aux conditions de leur pays et se préoccupent des progrès dans leur pays d'origine. Et l'un des exemples à mon sens les plus frappants est celui de cette employée de la Banque mondiale - pardon, ex-employée - Mme Antoinette Sayeh. Elle avait un très bon travail à Washington, un poste confortable à la Banque mondiale. Elle a démissionné en mars pour aller occuper le premier poste de ministre des Finances dans son pays d'origine, le nouveau Libéria. ça c'est un engagement ! Elle est mère célibataire. Son fils en âge d'entamer des études supérieures lui a dit: « M'man, tu devrais partir et moi je prendrai soin de moi-même. Si tu ne le fais pas, tu ne te le pardonneras jamais. »

 

Mais je suis ravi en tant que fils et petit fils d'immigré de voir les immigrés africains réussir aux États-unis, mais je veux que ces mêmes personnes parviennent à faire de même dans leur propre pays. Et je pense que la deuxième partie de la surprise est que c'est en train d'arriver.

 

Lorsque j?ai visité le Nigeria, le Président Obasanjo m'a dit : « L'Afrique est un continent en marche ». Je le crois aussi à bien des égards. Mais les progrès ne sont pas uniformes. On retrouve encore de nombreuses poches de misère, mais je pense qu'on ne prête pas suffisamment attention aux réussites. Une des plus belles est celle d'un petit pays qui avait un fabuleux ministre des Finances, du moins à l'époque de ma visite. Depuis, il a quitté ce poste pour devenir président de la Banque africaine de développement. J'ignore donc à quoi ressemble son successeur mais ce qui est sûr, c'est que le Rwanda est étonnant. 950.000 personnes y ont été tuées pendant le génocide, il y a un peu plus de 10 ans. Depuis lors, la croissance y atteint, selon nos statistiques, un taux de 10% par an.

 

Vous pouvez maintenant me dire que partant d'une base très faible, cela leur était facile. Je suis désolé, cela n'est pas facile ! Ils sont partis d'une base très difficile, torturée. Et l'une des extraordinaires femmes d'affaires que j'ai rencontré en Afrique - qui soit dit en passant est encore une immigrée, rentrée au pays pour créer une ferme horticole - m'a dit ceci : « Je suis revenue pour faire pousser de magnifiques fleurs sur les cendres du génocide. »

 

Nous observons également de meilleures performances en matière de gouvernance à travers des cas au Nigeria, où l'ancien chef de la police est emprisonné pour corruption, en Afrique du Sud où le vice-président a été démis de ses fonctions non pas pour avoir touché des pots-de-vin mais parce que il a été tenu pour responsable de la corruption d'un de ses adjoints. A propos, le dessous-de-table provenait d'une société d'un pays riche - je tairais le nom de ce pays - et à ma connaissance, cette société n'a pas été inquiétée, même si le vice-président a été contraint de démissionner. Je pense que les pays développés doivent eux aussi apprendre à faire face à leurs responsabilités.

 

Mais vous allez voir la différence. Elle est visible dans quinze pays africains qui ont, au cours des dix dernières années, enregistré des taux moyens de croissance de plus de 5  %. C'est le cas du Ghana qui a réalisé un taux de 4 %, du Mozambique avec 8 % et du Rwanda avec 10 %. Il faut néanmoins faire mieux pour réellement mettre hors course la pauvreté qui affecte cette partie du monde. Plus important encore, il faut que les efforts soient soutenus. Dix années d'une telle croissance ne suffisent malheureusement pas. Cela prendra peut-être quarante ans, mais ça arrivera. Nous sommes en train d'observer, je pense, des succès croissants dans le domaine des affaires. Sans vouloir polémiquer, je voudrais dire haut et clair que la clé du succès réside dans la création d'emplois.

 

Les Objectifs de développement du millénaire, dont nous parlons beaucoup dans mon institution sont extrêmement importants. Ils concernent la santé, l'éducation, et la réduction de la pauvreté. Il aurait dû y avoir un Objectif de développement du millénaire exclusivement consacré à la création d'emplois, mais il n'y en a pas. Peut-être parce que cela est laissé au secteur privé et celui-ci est certainement la réponse au problème de la création d'emplois. Mais, c'est à ce niveau, que les Africains rencontrent encore de nombreuses difficultés. Certaines de celles-ci sont peut-être inévitables, d?autres sont tout à fait inutiles.

 

Beaucoup sont imputables aux hommes. Il y a les règlements hérités de quelques trente ou quarante ans : 50 licences différentes pour démarrer une petite entreprise dans beaucoup de petits pays africains. Mais le résultat est frappant lorsque vous classez les pays du monde entier sur la base du climat d'affaire qui y règne, ce que nous faisons chaque année dans l'excellent rapport « Pratique des affaires » publié par la SFI. Sur 155 pays, parmi les 10 du bas de l'échelle, 7 sont des pays africains. Dans un sens, voilà une mauvaise nouvelle. Mais dans un autre sens, je pense qu'il s'agit d'une bonne nouvelle parce que cela montre qu'il y a une chance pour que les pays africains puissent assez rapidement, assez facilement se débarrasser de certains de leurs dédales réglementaires.

 

Le Burkina Faso, qui figure parmi les 15 pays dotés de bonnes performances, a réalisé celles-ci malgré le fait que la création d'une entreprise y coûte une fois et demi le revenu par habitant. Juste pour démarrer une affaire au Burkina Faso ! Maintenant vous pouvez dire que le revenu par habitant du Burkina Faso est de 350 dollars EU, de sorte que 500 dollars ce n'est pas beaucoup. Et bien, tout d'abord, c'est plus que ce que nous déboursons aux Etats-Unis, je pense, pour démarrer une affaire. Dans tous les cas, rassembler 500 dollars EU pour démarrer une affaire est pour une personne pauvre du Burkina une barrière infranchissable. Ajoutez à cela toutes les autres barrières et, sur une population de 12 millions d'habitants, vous vous retrouvez avec seulement quelques 50.000 personnes travaillant dans le secteur formel légal. Toutes les autres travaillent en dehors des règlements gouvernementaux régissant l'emploi. Cela concerne les femmes et implique probablement des conditions difficiles.

 

Mais tout cela est le genre de scories qui, je pense, peuvent disparaitre - je ne veux pas sous-estimer la difficulté -relativement facilement.

 

Quand j'ai eu le plaisir de rencontrer le ministre des Finances du Malawi il y a quelques mois, celui-ci m'a dit : « Il y a tant de leaders africains qui me racontent à quel point nous sommes un pays différent et que nous prenons nos responsabilités face à nos propres problèmes. Oui, nous avons un passé colonial terrible mais nous devons arrêter de parler du passé. Nous devons plutôt envisager le futur.» J'ai dit Amen à ces deux points. Puis, il m'a raconté : « Mon prédécesseur est en prison pour corruption, et je n'ai pas l'intention de suivre son exemple. ». Je me suis dit que c'était un bon signe. J'ai ensuite sorti le rapport sur la « Pratique des affaires » et je lui ai parlé de la faible position occupée par le Malawi dans le classement des climats d'affaires. Et il m'a répondu : « Quelle honte pour nous ! ». J'ai dit : « Non, non, honte à vous si vous revenez l'année prochaine et que rien n'a changé. Vous n'étiez pas au courant jusqu'à ce que je vous en parle. Maintenant que vous savez, il y a des choses que vous pouvez résoudre. »

 

Il y a des choses plus difficiles à résoudre que d'autres. Béatrice (inaudible), la femme qui dirige la ferme horticole au Rwanda, perd chaque année 5 % de sa récolte parce que son réfrigérateur s'arrête parce que la qualité de l'électricité est mauvaise. Arranger cela va nécessiter des investissements, et c'est ce que la Banque mondiale se prépare à faire pour être à la hauteur de ses responsabilités. Depuis les années 90, nous avons, dans une très large mesure, pris congé des investissements en infrastructures. Mais nous y revenons. Nous y revenons, je pense, de façon déterminée et, je pense que d'autres partenaires au développement font de même.

 

Nous devons considérer ce type d'investissements infrastructurels, pas seulement pays par pays mais en reconnaissant que l'un des handicaps de l'Afrique est son morcellement sur tant de frontières nationales différentes. Pour aller du Rwanda à un quelconque point d'exportation, il faut traverser au moins un autre pays africain et peut-être deux ou trois.

 

Les investissements dans les infrastructures doivent donc être régionaux. Mais certaines des barrières à la création d'entreprises, dont nous avons déjà parlé et qui existent au sein d'un pays, empirent quand on traverse les frontières. Mais aussi important que soit, et je ne le soulignerai jamais assez, le développement des échanges commerciaux entre pays développés et en développement, l'Afrique en particulier, il ne faut pas oublier les avantages pour les pays africains de développer des échanges commerciaux entre eux, et d'aider ainsi à la création d'un vaste marché intérieur sur lequel ils pourront vendre leurs produits. Après tout, cela a été un grand avantage pour les États-unis lorsqu'ils étaient un pays en développement. C'est un grand avantage qu'a la Chine sur les pays en développement d'avoir un grand marché. Les pays africain ont besoin d'un grand marché, eux aussi. C'est là aussi un domaine où de réels progrès peuvent être faits.

 

Mais permettez-moi de m'arrêter ici. J'ai six autres pages de remarques mais je suis réellement très impatient d'entendre nos représentants du secteur privé. Laissez-moi cependant vous répéter ce que disait le président Obasanjo : « Je pense que l'Afrique est un continent en mouvement ». Je vais vous donner une statistique de plus que je trouve particulièrement encourageante et je veux m'assurer que j'ai le chiffre exact, je vais donc jeter un coup d'oeil sur mes notes. Depuis le record atteint en 2002, le nombre des guerres est passé de seize à six en Afrique. Ce chiffre est bien sûr toujours trop élevé et chacun de ces conflits est un énorme obstacle. Ils sont des tragédies en eux-mêmes et également un obstacle au développement. Mais ils ont tellement diminué ces cinq dernières années que c'est un réel signe d'espoir.

 

Après tout, il y a deux ou trois ans de cela, je n'aurais pas parié un centime sur les chances du Libéria, mais aujourd'hui ce pays a retrouvé un niveau étonnant de paix, en très grande partie grâce à la contribution des troupes de maintien de la paix du Nigeria et d'autres pays africains mais grâce aussi, permettez-moi d'interférer dans les affaires intérieures du Libéria en le disant, à la sagesse des électeurs libériens qui avaient le choix entre, et je suis fier de le dire, une ex-employée de la Banque mondiale, Mme Ellen Johnson-Sirleaf, une vraie réformatrice, actuellement la première femme présidente d'Afrique et une star du football. Et le peuple libérien a dit : « Nous en avons eu assez de la mauvaise gouvernance et nous voulons cette femme ». Et elle a eu cette chance, une chance difficile. Je ne peux imaginer une tâche plus dure que d'être à la tête du Libéria en ce moment, mais c'est une formidable opportunité pour nous tous.

 

Je voudrais donc juste dire que j'ai pris ma fonction en me disant que l'Afrique devait être ma première priorité parce qu'il y a tellement de désespoir, et il m'a fallu une année pour me rendre compte qu'il y avait autant d'espoir. C'est une merveilleuse découverte.

 

MODÉRATEUR : Je voudrais laisser le dernier mot au Président Wolfowitz. Vous avez porté une attention particulière aux questions de gouvernance et de justice. Vous pourriez peut-être faire un commentaire sur l'importance de la réforme judiciaire et juridique ?

 

PRÉSIDENT WOLFOWITZ : Oui, avec plaisir. Si vous jetez un regard sur le rapport sur la « Pratique des affaires », vous verrez que toute une série des indicateurs utilisés pour évaluer le climat des affaires ont un rapport avec le système judiciaire, notamment la facilité de faire respecter les contrats, de traiter les faillites, payer les taxes. Vous parliez de prévisibilité mais aussi du nombre et de l'embarras des choses non officielles que vous avez à faire tout au long du chemin, et je suis sûr que c'est cela qui constitue le problème. Je soutiens donc cette idée avec enthousiasme.

 

Je pense que des institutions comme la mienne essaient de faire ce qu'elles peuvent en ce qui concerne l'expression devenue populaire de « renforcement des capacités ». Je ne suis pas sûr que renforcement soit la bonne métaphore. Il s'agit plutôt de grandir, il s'agit de faire pousser des racines dans le sol. Je me rappelle avoir été très impressionné lorsque j'étais en Chine en octobre en parlant avec des officiels chinois de ce qu'ils pensaient de la Banque mondiale et ce qu'elle a apporté à la Chine, d'avoir entendu l?un d'eux me dire : « Eh bien, au début de ma carrière dans les années 1980, nous commencions juste nos réformes économiques et votre peuple nous démontrait combien il était important d'avoir des normes modernes de comptabilité. » Il ajouta : « Cela a été très utile. Nous avons bien sûr regardé autour de nous et constaté que nous n'avions pas de comptables. J'ai donc été envoyé à Chicago et à Cleveland pour travailler dans des cabinets comptables et y apprendre la comptabilité.  Les Américains savent bien sûr que lorsqu'on va à Chicago ou à Cleveland, on est sérieux, n'est-ce pas ? »

 

Il faut de bonnes lois et de bons systèmes mais il faut aussi des gens capables de les mettre en application.

 

Je voudrais enfin approuver à la fois ce que Donald vient juste de dire et ce qu'il a dit plus tôt avec ce magnifique commentaire sur la Chine. Lorsque j?étais encore jeune, c'est-à-dire il y a 50 ans de cela, ce qui n?est pas si lointain en termes historiques, il y avait une expression fréquemment utilisée. C'était l'expression « fataliste oriental » qui renvoyait à la base au fait que dans des endroits comme la Chine les gens s'attendaient à une vie misérable - après tout, il y avait 4.000 ans qu'elle l'était et elle pouvait continuer à l'être pendant encore 4.000 autres années. Il y a quelques mois j'ai été stupéfait par un rédacteur étranger d'un grand journal américain. Il était plus jeune que moi d'environ 15 ans et n'avait jamais entendu cette expression.

 

Alors, tous ces fatalistes orientaux d'il y a 50 ans sont maintenant, je pense, comme le dirait Alan Greenspan, irrationnellement exubérants ou au moins, disons, exubérants. J'espère qu'il en sera heureusement de même de ceux que j'appelle les « afro pessimistes ». Ce ne sera pas pour demain, ce sera pour dans une quarantaine d'années. Pensez simplement, je veux dire, que cinquante années c'est court en termes d'histoire mais très long dans la vie d'un homme. Et si vous attendez des résultats rapides, vous n'êtes pas prêts de les voir. A vous de comprendre qu'à raison de 4 % par an, 5 % par an, année après année, après 10 ans, 15 ans, cela fera une différence extraordinaire. Si vous êtes trop impatient, alors Donald aura absolument raison : vous aurez perdu.

 

Alors, que nos maîtres mots soient : persévérance et détermination. C'est primordial."

 

Amicalement à toutes et tous.

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157 - Un prix pour créer en Andorre

20 Juin 2006, 22:19pm

Publié par GERARD

Enfin un Prix qui s'adresse aux créatrices et créateurs nationaux ou expatriés

C'est avec plaisir que je salue l'initiative que vient de prendre le gouvernement d'Andorre et son Bureau de l'Innovation Entrepreneuriale.

Vous trouverez ci-dessous les termes de la lettre m'invitant à faire connaître ce nouveau prix, puis quelques liens qui vous permettront d'accéder à différents documents et dossiers techniques.

"Je me permets de vous solliciter au sujet de la Principauté de l'Andorre, qui lance pour la première fois le Prix Innovateurs, destiné à favoriser et à encourager la croissance et la diversification de son économie. Ouvert aux entrepreneurs andorrans et étrangers porteurs d'un projet de création d'entreprise innovante en Andorre, ce prix est doté d'un montant total de près de 400 000 € et représente une réelle opportunité pour des entreprises françaises, désireuses de s'implanter dans un pays proche.

 

 

 

 

Situé aux frontières de la France et dotée d'un système fiscal avantageux, d'un excellent réseau de télécommunications et d'une main d'oeuvre jeune, dynamique et qualifiée, l'Andorre souhaite moderniser son image, se tourner vers un secteur d'avenir et y associer des entreprises à la recherche de nouvelles perspectives de développement.

 

 

 

 

Afin de faire connaître l'initiative de la Principauté et de recueillir un nombre important de candidatures, il pourrait être intéressant de diffuser cette information sur votre blog. Ce concours représente une réelle opportunité pour une entreprise qui souhaiterait se créer ou implanter une filiale sur un territoire attractif, au cadre de vie agréable et à la fiscalité avantageuse.

 

 

 

 

De plus, le ministre de l'Economie andorrane sera présent le 4 juillet afin de promouvoir ce concours et de parler de la politique de promotion de l'économie de la Principauté. Je vous joins l'invitation si vous souhaitez y être présent et le rencontrer.

 

 

 

 

Je vous remercie d'avance pour votre collaboration et espère que vous pourrez être présent à la présentation du Ministre.

 

 

 

 

Bien cordialement - Elsa"

Vous trouverez ici la note de présentation du Concours :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/21/16/49/cpinnovadors06.doc

Et ici la fiche technique :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/21/16/49/fiche-technique.pdf

Là, le Cahier des charges :

 http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/21/16/49/cahier-des-charges-innovadors-06-french.pdf

Et ici, l'invitation :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/21/16/49/invitation-entrepreneurs-finale.doc

 

Vous avez un projet d'entreprise innovante pour la Principauté d'Andorre ? Vous êtes prêts à en préparer un... ? Parcourez ces différents documents et préparez vous d'ici septembre (je sais, le délai est court...) à compétir. Le premier prix est doté de 50.000 € de prestations fournies en nature et de 100.000 € en liquide.

Merci de me tenir au courant si vous vous lancez dans l'entreprise...

Bonne chance. 

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156 - Remettre l'ISF en question ?

19 Juin 2006, 22:54pm

Publié par GERARD

La Fondation Concorde par en campagne contre l'ISF

C'est à cet endroit :

http://www.fondationconcorde.com/etudes/economie/2004-11/isf-en-question.html

Et l'argumentaire est le suivant :

"A cause de l'exception française qu'est l'ISF, un flux continu de nos richesses et de nos « compétences » s'évade depuis 25 ans vers nos partenaires.
Officiellement, entre 350 et 500 personnes fortunées quittent notre pays chaque année. En réalité ce sont des dizaines de milliers de chefs d'Entreprises porteurs de projets, et experts qui se sont installés à l'étranger.
Les colonies françaises de Californie, New York, Londres, Bruxelles sont connues. Elles continuent de grossir, de créer des entreprises et des emplois. Des emplois qui nous manquent !

L'ISF a des effets négatifs sur les trois moteurs de l'entreprise à forte croissance

  • Le chef d'entreprise, s'il réussit, devra partir à cause de l'ISF. L'ISF punit ceux qui prennent des risques et créent le plus d'emplois. Le financement de l'entreprise est difficile à trouver. Les « investisseurs providentiels » sont rares. 3500 en France au lieu de 40 000 en Grande-Bretagne.
    Les équipes de direction des entreprises qui réussissent sont très vite elles-mêmes pénalisées.
  • L'ISF déstabilise l'actionnariat des entreprises. Il favorise l'entrée de l'actionnariat étranger, souvent synonyme de délocalisation à terme.
  • Il entraîne une perte importante de capitaux; les chiffres cités et confirmés ( 11 milliards en 5 ans ) sont une autre forme d'hémorragie.

L'ISF engendre de lourdes conséquences pour l'emploi
Seule la bureaucratie les minimise : elle ne peut en effet mesurer les effets de la disparition de « l'esprit d'entreprise ». « L'économie française, les activités de notre pays, ne sont plus en mesure de procurer assez d'emplois pour les jeunes qui rentrent sur le marché du travail, y compris désormais les jeunes diplômés ».
Plusieurs constats soutiennent notre argumentation : aucune grande entreprise n'a été créée en France depuis 1982. La hausse de la création de TPE est bienvenue mais reste marginale ; une sur deux disparaît avant cinq ans.

Les Britanniques ont créé en vingt ans, à population égale, 7 millions d'emplois de plus que nous.
L'ISF est devenu insupportable pour l'économie française, et constitue un obstacle insurmontable à la réduction du chômage. Ruiner « l'esprit d'entreprise » c'est annoncer l'affaiblissement, déjà constaté, de notre économie.
Entre l'emploi et l'ISF, la France devra choisir."

Mon intention ce soir n'est pas de débattre de l'ISF, mais de rappeler que la quasi-totalité des créateurs et des créatrices à l'étranger ne sont pas à confondre avec les milliardaires qui vont chercher refuge fiscal à l'étranger.

Dans leur très grande majorité, ils étaient bien déjà à l'étranger avant que d'y créer leur affaire. Alors, de grâce, pas d'amalgame !

Bien à vous.

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155 - Un Prix pour la Chine ?

18 Juin 2006, 22:14pm

Publié par GERARD

Pour développer nos exportations vers la Chine...

Le Figaro du 24 mai dernier rapporte que, pour développer nos exportations vers la Chine, madame la ministre déléguée au commerce extérieur envisage la création d'un prix annuel du meilleur projet d'implantation d'une PME française en Chine "pour encourager les initiatives".

J'ai tenté d'en savoir plus en consultant le site du ministère du commerce extérieur ainsi que la "Portail des Pme françaises en Chine qui se trouve ici :

http://www.missioneco.org/chine/documents.asp?F=HTML&Rub=3&Num=5592

Je n'ai pas trouvé de précision. Je suppose que ce futur prix, ne permettra pas de souligner la qualité de l'implantation d'une "entreprise à capitaux français" non filiale d'une entreprise installée en France. 

J'aimerais me tromper. C'est pourquoi je sollicite mes lecteurs installés en Chine et qui auraient des précisions sur le sujet soit via la Mission économique, soit à la suite d'un passage de madame la ministre et d'une rencontre avec eux.

L'une ou l'un d'entre-vous, créatrices et créateurs installés en Chine, pourrait-elle ou pourrait-il rechercher le "règlement" de ce futur Prix ?

Merci de votre concours.

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